La traduction ouverte sur le monde, sa pratique, ses difficultés, son apport |
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Conférence-débat organisée par notre association en collaboration avec la bibliothèque Carré d'art Jeudi 22 novembre 2007, de 18 h à 20 h. avec Michèle Gazier écrivaine et traductrice qui nous dit : « Pourquoi traduit-on ? Pour qui traduit-on ? Dans quelles circonstances est-on amené à traduire ? Ces trois questions, auxquelles j'essayerai de répondre en m'appuyant sur mon expérience personnelle, sont celles que se pose tout traducteur innocent. J'entends par là celle ou celui qui se lance dans l'aventure en croyant qu'une bonne connaissance de la langue étrangère choisie est suffisante pour faire passer un texte littéraire en français. S'il doit dominer la langue de départ , le traducteur doit surtout posséder celle d'arrivée. Alors commence la découverte d'autres problèmes d'autres enjeux, d'autres acquis. Même si la générosité du traducteur n'est pas à mettre en doute, si sa modestie, toujours à l'épreuve, ne le quitte pas, le traducteur découvre très vite que traduire, c'est avant tout écrire. Ce qui ne le détourne en rien de l'entre-deux de la traduction, mais qui parfois le pousse à trouver les mots de son propre imaginaire. A écrire seul. » Michèle Gazier,critique littéraire , romancière ( Le Merle bleu, (1999), Le fil de soie (2001), Mont-perdu (2005) a aussi traduit une partie de l'oeuvre de M.Vázquez Montalban ( Meurtre au comité central, Les Oiseaux de Bangkok, La Solitude du manager, le Pianiste etc..) |
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Des programmes scolaires à la réalité de la lecture à l’école. Quelles intentions ? Quels vecteurs ? Quels effets ? |
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L’Association des Usagers de Carré d’Art en collababoration avec la Bibliothèque a proposé une conférence Cette séance a été présentée et animée par Mme Anne Marie Chartier, agrégée de philosophie, Docteur en sciences de l’éducation, chercheur à l’INRP, qui a publié plusieurs livres sur divers aspects de la lecture Elle a axé sa conférence autour de trois thèmes principaux : Compte-rendu d'un membre de l'association qui a assisté à cette conférence Après la conférence quelques notes. Quelle lecture ? C'est la vraie question. Autres lieux, autres lectures : lecture à la maison, lecture à l'école, lecture libre, lecture obligatoire. Lecture-plaisir et lecture-travail. La première apporte certes détente et repos, mais avec une part d'activité ; la seconde est voulue comme travail, rendue très attentive, pour être mieux comprise, ce qui en fait une autre sorte de plaisir. Le contraste a souvent été total entre les deux. A la maison, on ne lisait que les journaux à gros titres, à faits divers ; à l'école, on ne lisait que des livres absents de la maison. C'était ruineux des deux côtés. Du côté de l'école, on proscrivait la lecture des romans "populaires", stéréotypés. C'était une erreur, pense la conférencière. Le jeune qui les aime bien doit passer par là. C'est ensuite qu'il accèdera à de meilleurs textes, guidé par les "morceaux choisis". On pourra même lui faire suivre, sans trop les charger d'explications, des ensembles plus complets, des lectures collectives oralisées, en classe, qui seront appelées "lectures discursives". Des œuvres de Romain Rolland, Ernest Pérochon, ont été les premières à servir ainsi. Il s'agit au fond d'éviter le divorce entre lecture vagabonde, sans règles et la lecture forcée, faite à l'école pour l'école. La conférencière élargit son point de vue. En décidant de faire entrer tout le monde au collège, on n'a nullement comblé le fossé qui séparait les élèves bien préparés et les élèves mal préparés. D'où les surcharges d'effectifs, les échecs, les redoublements, conséquences d'une scolarisation sans moyens suffisants. Mais elle remarque que les échecs ne débouchaient pas sur le chômage. On trouvait du travail en sortant de l'école. Maintenant, non. La conférence fait réfléchir sur des problèmes pédagogiques, mais aussi sur leur origine sociale. Lucien Ruh |
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Compte-rendu de la conférence de François Bazzoli |
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le 22 mars 2007 : Photographie et Arts plastiques - Une conférence éclairante de F.Bazzoli.* Sur ce thème qui n'avait encore jamais été abordé par notre association,François Bazzoli , professeur à l'Ecole des Beaux Arts de l'Université de Marseille- Luminy et à l'Ecole nationale de photographie d'Arles, a proposé, devant un public nombreux, une conférence très attrayante, illustrée par de nombreuses diapositives. Qualifiée par Pierre Bourdieu d' « art moyen » en 1967, la photographie était encore à cette époque, considérée plutôt comme vouée à la reproduction du réel. PSur ce thème qui n'avait encore jamais été abordé par notre association,François Bazzoli , professeur à l'Ecole des Beaux Arts de l'Université de Marseille- Luminy et à l'Ecole nationale de photographie d'Arles, a proposé, devant un public nombreux, une conférence très attrayante, illustrée par de nombreuses diapositives. Qualifiée par Pierre Bourdieu d' « art moyen » en 1967, la photographie était encore à cette époque, considérée plutôt comme vouée à la reproduction du réel. Pourtant dès le début des années 1900, des grands artistes Man Ray, Bragaglia,Nagy, ont cherché à l'utiliser pour des créations audacieuses, par le biais des collages, de radiogrammes etc. Un peu plus tard d'autres artistes,Kertez, Rodtchenko ont exploité une nouvelle approche du corps humain, déformé, ficelé, en pose acrobatique,trivialement décoré. Plus tard Milovanoff a transformé la vision d'un tableau en regroupant une partie de celui-ci avec son cadre et le décor extérieur. Ainsi la photographie sème le trouble, fait vaciller notre espace perceptif. Elle utilise les défauts de l'appareil lui-même et de l'oeil. On peut aussi retraiter des tableaux (de Goya, de Rembrandt), imaginer des situations rêvées (la piscine rouge, l'homme épousant la lune,un chien déguisé).Les dimensions s'accroissent, le simple cliché fait place à une reconstruction savante de photos préalables. Ce faisant la photographie perd de sa spécificité, elle se confond avec les autres arts plastiques, est aussi concurrencée par la video, les installations. En s'accrochant au système des arts plastiques, elle gagne et perd tout à la fois. « En art, il y a des choses qui meurent » conclut F.Bazzoli, sans tomber dans le pessimisme. *cette conférence était organisée en collaboration avec la bibliothèque Carré d'Art |
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COMPTE-RENDU DE LA CONFÉRENCE DE JEAN-CLAUDE LEBRUN A CARRED 'ART |
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« Etre critique littéraire aujourd'hui ». Une conférence de J.C.Lebrun, critique littéraire à l'Humanité (Carré d'Art, 16/11/06). Jean Claude Lebrun, qui assure depuis une vingtaine d'années une chronique littéraire régulière chaque jeudi dans le journal l'Humanité a présenté devant un public nombreux et très intéressé, les conditions objectives dans lesquelles se déroule son travail et les choix qu'il est amené à faire pour exercer cette fonction. Deux conditions objectives : la concentration de la production et de la distribution Au point de départ, il faut prendre en compte l'extrême concentration de l'édition en France. Deux groupes Hachette et Wendel investissement assurent les deux tiers de l'édition. Quatre autres maison, Lamartinière-le Seuil, Gallimard, Rizzoli-Flammarion, Albin Michel fournissent l'essentiel du reste, laissant très peu de place aux 3000 autres éditeurs, petits ou tout petits et plus ou moins éphémères .Cinq sociétés contrôlent d'autre part la distribution de tous les ouvrages et prélèvent 10 à 12 % du prix de chaque livre vendu ou non vendu.. Dans les maisons d'édition, deux fonctions ont pris de plus en plus d'importance, et supplantent la direction littéraire, le contrôleur de gestion et la direction du marketing. Le taux de profit exigé a augmenté passant de 3% il y a quelques années à 10 % ou plus actuellement.Cette marchandisation ne veut pas dire forcément stérilisation ou appauvrissement de la production (7000 livres publiés par an), mais elle oriente vers la fabrication de « produits-livres » qui se ressemblent d'une maison à l'autre. Comment opère le critique ? Quelle est la situation du critique ? Il doit d'abord résister aux tentatives de la direction de la communication des maisons d'édition pour créer à leur égard une certaine dépendance des critiques, récompensée par quelques faveurs. Il doit garder la tête froide face aux manoeuvres de grand style faites par les maisons pour lancer un produit puis obtenir un prix comme ce fut le cas pour l'ouvrage récent de J.Littell. Cela dit, il lui faut en face de la surabondante production qui lui parvient faire des choix selon des principes stricts. Le conférencier, non sans humour, les expose dans l'ordre où il les opère : élimination d'abord des purs « produits », jouant sur la notoriété supposée de l'auteur, puis des auteurs qui exploitent de façon continue une « niche » éditoriale (roman rural etc.). En revanche,il marque son intérêt pour les maisons d'édition à la démarche novatrice et pour les auteurs dont l'oeuvre révèle un parcours original. Pour les premiers romans, toujours nombreux, une lecture de quarante pages environ permet une appréciation d'ensemble qui le plus souvent se révèle juste. Quatre critères enfin sont à prendre en compte : l'originalité du sujet, la nouveauté du regard, l'intérêt de l'écriture, le plaisir de la lecture. Il n'en reste pas moins qu'un critique choisit en fonction du bagage littéraire formé dans sa vie. Ecrire un article Le choix fait, il faut écrire l'article, ce qui nécessite 8 à 10 h de travail par semaine. J.C Lebrun considère le critique comme un intercesseur. Il ne doit donc pas se « mettre en scène ». Il doit aussi garder une totale indépendance vis-à-vis des courants esthétiques à la mode ou dominateurs. L'article, d'une rigueur totale, doit donner à sentir le style du livre, et au bout du compte permettre au lecteur de se forger lui-même une idée. Une riche discussion a suivi cet exposé. Elle a permis au conférencier de préciser les nouvelles tendances du territoire romanesque : retour au récit (avec des auteurs comme Echenoz ou Rouaud, place de l'histoire, essor un peu envahissant de la subjectivité (autobiographie, autofiction etc. avec C.Angot par ex.). On redemande au roman d'être une machine à penser, non sans polémique parfois (Houellebecq). En revanche la réflexion sur la littérature incluse dans le corps du roman a nettement reculé. Le désir d'écrire reste très fort en France, ce qui permet à l'auteur de n'être pas trop pessimiste sur les perspectives de l'édition.
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Compte-rendu de la conférence de Rémy Rieffel le 12 octobre 2006 à Carré d'Art |
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Médiatisation et littérature, une conférence de Remy Rieffel, Rémy Rieffel, professeur à l'Université de Paris-Dauphine, sociologue et spécialiste des médias, expose d'abord la mutation du marché du livre depuis 25 ans. Les ventes se concentrent sur quelques romanciers (en 2005, dix auteurs ont fait vingt pour cent des ventes de fiction) et au profit de groupes éditoriaux toujours plus importants (Lattès, Presses Pocket, R.Laffont, Fixo) qui font énormément de publicité. Même si des éditeurs moyens subsistent (Gallimard, Flammarion, La Martinière) deux groupes, Hachette- livres et Editis réalisent 60 à 70 % de la production littéraire française et raisonnent seulement en termes de rentabilité. La promotion des livres se fait comme celle d'autres produits : il faut obtenir un best seller, faire des coups, obtenir de passer à la télévision dans une émission à grande écoute, mais les émissions littéraires (du type Apostrophes, reléguées à des heures tardives) ne jouent plus qu'un faible rôle dans la vente des ouvrages.D'autre part la vente s'est industrialisée, la part des librairies traditionnelles s'est réduite au profit des grandes surfaces à caractère culturel ou non (FNAC, Virgin,Cultura, Casino etc..) et de la vente par correspondance et sur Internet. Le choix réellement offert se restreint bien que le nombre d'ouvrages publiés reste très élevé. D'autre part du côté des médias si les sources d' information se sont accrues en nombre (multiplication des chaînes, internet, presse gratuite etc..), la concentration financière aussi s'est accentuée (un groupe comme Lagardère possède journaux, magazines (le 1er éditeur de magazines du monde), radios, chaines de télévision etc..), les journaux eux-mêmes font de plus en plus partie d'un groupe (Bayard, le Monde,Ouest France).Le public, d'autre part, est confronté à une culture mosaïque faite d'émissions de télé, de lectures et d'Internet. Comment un écrivain peut-il échapper à cette logique infernale ? Une logique de palmarès se développe (listes des meilleures ventes publiées dans la presse) .Si les bibliothèques et les libraires jouent encore un rôle, celui de la critique littéraire se réduit : sa place se réduit dans les journaux et on n'analyse pas à fond les livres.Les émissions littéraires sont supplantées par de « l'infotainment » avec des animateurs connus (Ardisson, Fogiel, Ruquier).Le livre exigeant, qui ne s'impose qu'en longue durée, trouve de plus en plus mal sa place. Rémy Rieffel met cependant un bémol à cette description plutôt pessimiste : les réactions du public montrent qu'il réagit de façon autonome, des prix littéraires échappant au système (comme le prix des lecteurs de France inter) ont fait une percée, le bouche à oreille joue toujours son rôle , les enseignants, les bibliothécaires, les libraires peuvent conseiller les lecteurs. Une riche discussion a suivi cet exposé très clair et très bien informé.
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L'art contemporain entre mondialisation économique |
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Patrick Marzuola , professeur au Lycée de la Camargue et à l'IUFM a présenté sur ce sujet très actuel un exposé fortement construit illustré de reproductions d'œuvres originales de plusieurs continents (Amérique, Chine et Japon, Europe). Il a d'abord montré les aspects matériels et économiques de la mondialisation des arts plastiques, qui résultent aussi de leur évolution récente. L'art s'est élargi aux nouvelles formes de l'expression (installations, vidéos, numérique). Le coût de fabrication des œuvres a trendance à augmenter, conduisant les artistes à produire plusieurs exemmplaires d'unemême œuvre. En même temps, de grands collectionneurs dominent le marché. En un an, un collectionneur américin a acheté 160 fois ce peut acheter le centre Pompidou, 1200 fois ce que peut acheter Carré d'Art. Heureusement, le réseau des centres d'art contemporain en France permet au public d'avoir accès malgré tout aux créations récentes des artistes. D'autres évolutions concernent le contenu des œuvres: Patrick Marzuola émet trois hypothèses. > 1 L'oeuvre d'art n'est plus ce qu'elle était. La relation n'est plus à sens unique de l'œuvre vers le spectateur, ému et intéressé. Dada a désacralisé l'œuvre d'art. C'est désormais le rapport qui devient essentiel, entre l'artiste (par l'intermédiaire de l'œuvre) et le spectateur, rapport qui est une rencontre de deux narcissismes. On ose les initiatives les plus hardies, au risque de susciter des interrogations critiques. >2 L'artiste est beaucoup moins qu'auparavant le relai d'un milieu culturel (comma dans la peinture hollandaise ou l'impressionnisme français). Il affirme sa présence propre. Des exemples sont pris dans les peintres chinois présents à la récente Biennale de Montpellier. La référence à la Chine dans les œuvres des artistes chinois est très ténue (usage d'un matériau comme le porcelaine par ex.). L'azrt contemporain dérégionalise l'œuvre d'art, mais en même temps, cet art s'universalise dans son contenu. >3 Est-ce la mondialisation de l'art qui incite à cette universalisation ? Les grandes foires de l'art contemporain sont américaines, anglaises ou suisses. Les acheteurs n'achètent pas seulement par goût mais cherchent aussi à spéculer. Les aspects religieux ou émancipateurs s'effacent. L'art contemporain ne diffuse plus de valeurs et se contente d'interroger les universaux esthétiques ou bien la condition humaine par l'humour, l'ironie, la dérision. Malgré tout, l'appropriation par un public plus vaste est possible grâce aux musées et aux galeries et c'est la circulation des œuvres et pa seulement le marché qui en authentifie dans le durée, la valeur artistique.
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Compte-rendu de la conférence : Ecrire en Europe - Lire en France |
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Prend-ton en compte l'Europe dans les bibliothèques ? Que propose-t-on dans les lycées et les collèges ? ce sont ces deux questions qui étaient au cœur de la soirée du 6 octobre organisée en collaboration avec la bibliothèque Carré d'Art. Christine Raynaud, responsable du secteur adulte à la biliothèque a montré qu'avec la construction européenne, la mobilité des citoyens s'accroit, il faut répondre à la curiosité du public sur les divers pays de l'Europe, prendre en compte les langues des immigrants. La multiplicité des langues pose problème. LUnion européenne a un programme de traduction (Ariane) et le Centre national du livre soutient aussi cet effort. chez les éditeurs, la production européenne est très inégalement traduite (avec un gros avantage pour l'anglais, alors que l'allemand, l'italien, les langues de l'Europe de l'Est en général sont moins bien servis. Pour les bibliothécaires, le problème est l'accès à l'information sur les œuvres (recoursd à des conseils d'experts ou des librairies spécialisées. La bilbliothèque Carré d'Art était assez bien pourvue en ouvrages de fiction étrangers. Les collections de sciences humaines étaient moins satisfaisantes ainsi que les ouvrages pour l'apprentissage des langues. Le fonds en langue étrangère est pauvre encore en russe, allemand, italien et aussi arabe, retard qu'il faut rattraper. L'offre de presse va prochainement se diversifier (russe, arabe). La bibliothèque Carré d'Art s'efforce donc de prendre en compte les nouveaux besoins avec les moyens limités qui sont les siens et en n'oubliant pas que la littérature est un fait international qui ne se limite pas à l'Europe. Caroline Vauthrin, professeur de lettres au Lycée Dhuoda à Nîmes, a rendu compte de l'expérience qu'elle a animée dans son établissement dans le cadre du prix européen des jeunes lecteurs, soutenu par le programme européen Comenius, et qui a pour objectif de faire découvrir la littérature européenne aux jeunes. En dehors de la France qui a lancé l'idée (sept lycées conc ernés) et du Luxembourg, cette initiative réunit surtout des établissements venant des nouveaux partenaires européens (Finlande, Pologne, Roumanie, par exedmple). Un choix de six ou sept romans de divers pays est proposé aux élèves. L'objectif est de leur faire choisir d'aqbord à la base puis au sommet vers le mois de mars, un roman qui recevra le prix européen. Au lycée Dhuoda de Nîmes, les élèves n'étaient pas des littéraires, amis ils se sont pris au jeu et ont participé de diverses façons (courrier - rélaisation de vidéo - d'expositions). Quelques délégués des classes sont allés à Strasbourg pour choisir le prix. C'est un grand moment pour eux et cela leur permet de rencontrer aussi des écrivains et des traducteurs. D'autres échanges ont lieu également dans lesquels les a priori sur les autres nations tombent. Au total l'expérience apparaît très positive et elle stimule plus ne gêne le travail normal des élèves dans leur class(les textes étudiés peuvent être présentés au bac). Une très riche discussion a suivi ces exposés.
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BIBLIOTHEQUES DE L'AVENIR : INTERROGATIONS - INQUIETUDES ET ESPOIRS |
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Après la conférence de Suzanne de Rudder et de Gilles Eboli, directeur de la Cité du Livre d'Aix-en Provence et président de l'Association des bibliothécaires français - jeudi 10 novembre 2005 à Carré d'Art Cette conférence sur la biliothèque de l'avenir débuta par un diaporama sur la bibliothèque du passé par Susan De Rudder, de l'Association des Usagers de Carré d'Art. Au cours des siècles, les collections sur payrus des biblbiothèques de l'antiquité cèdent la place aux collections sur parchemin des monastères du moyen âge, puis suit l'ère du papier et de l'imprimerie et nous voici arrivés à l'heure du numérique. Gilles Eboli a noté que le comportement du lecteur change aussi au cours des siècles, selon le support. D'une lecture à haute voix du rouleau de papyrus, le codex permet une lecture plus intimiste, tandis que l'écran pousse à une lecture discontinue, fragmentée. Pour lui, le modèle courant, la médiathèque, qui fait place à tous les supports (la bibliothèque ne donnant place qu'au livre) est en crise. Le chiffre des inscriptions est en recul, ainsi que celui des prêts et des heures d'ouverture. Ce modèle ne sait pas comment se renouveler : il ne va pas vers un nouveau public et les bibliothécaires restent trop souvent arc boutés sur leurs collections. Il faudrait davantage d'investissement pour attirer un public plus jeune et plus varié. On croyait que le numérique serait un nouveau support, mais en effet c'est une autre bibliothèque, immatérielle, à laquelle on peut accéder de n'importe où. Son utilisation nécessite une "alphabétisation numérique", sinon on a du mal à se débrouiller dans la quantité vertigineuse d'informations offertes en réponse à une simple recherche. Dans la bibliothèque de l'avenir, il y aura certainement de l'espace libéré par les livres. Est-ce que cet espace deviendra un espace de rencontres et d'échanges, comme l'espère Gilles Eboli ? C'est encore un des enjeux du futur. Le public a contribué au débat par des questions et des commentaires sur l'avenir du livre, les jeunes et la lecturre, l'informatique, le rôle de Google et des moteurs de recherche. Il est reparti stimulé, mais également interpellé par cette évocation problématique du brave new world (le meilleur des mondes) de la bibliothèque de l'avenir L'association des bibliothécaires français fête ses cent ans en 2006 avec, parmi d'autres activités, une conférence sur ce sujet.
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Compte-rendu
de la conférence : Faut-il avoir peur de l'art contemporain ?
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Une soirée débat très réussi avec Patrick Marzuola C'est devant un vaste public que Patrick Marzuola s'interroge sur la distance qui existe entre l'artiste et le spectateur dans le domaine de l'art contemporain. Ce dernier serait-il une supercherie ? Il répond en avançant quelques hypothèses et en s'appuyant sur un choix très varié d'uvres, depuis l'icône byzantine jusqu'aux uvres les plus contemporaines. L'écart d'abord, c'est celui qui existe entre le public profane et l'uvre de son temps, car chaque art en son temps est contemporain. L'art contemporain aujourd'hui, c'est celui qui a été produit entre 1960 et aujourd'hui en tenant compte d'un déplacement tous les dix ans. Regarder l'art contemporain, c'est porter un regard subjectif sur le regard lui-même subjectif du créateur. Cela relève d'un certain travail. Travail justifié car connaître, c'est aussi se comprendre soi-même.
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L'icône byzantine nous regardait était plus immédiatement accessible. Avec Fra Angélico apparaît un certain mustère. On s'interroge, l'uvre serait-elle inachevée ? Chez Monet, le motif (les nymphéas) se disssout quand on s'apporche. C'est nous qui devons requalifier l'image. Le regard du spectateur est donc inévitablement en retard par rapport à l'uvre. Pourquoi la peur ? Aujourd'hui, ce que nous voyons sur le tableau ne nous regarde plus et nous refusons ce qui ne correspond pas à notre conception, transmise par la tradition, de l'image. Les demoiselles d'Avignon de Picasso peuvent paraître une uvre inachevée. Marcel Duchamp nous oblige à surmonter le tabou en sacralisant un urinoir symbole de la souillure physiologique. Malevitch avec son carré blanc sur fond blanc communique le sentiment de l'absence de l'objet et une mystique du blanc. Il exige du spectateur un regard hallucinatoire qui doit révèler l'uvre. On peut alors évacuer la peur par le refus de voir. On incrimine aussi la facture "trop facile" de l'uvre. Patrick Marzuola présente diverses uvres d'artistes contemporans sur le thème du blanc. Blanc avec une seule raie jaune (Barnett Newman), avec des perforations qui ouvrent l'espace (Lucien Fontana). L'artiste s'interroge à travers la simplicité de l'expression, proclame l'espace, l'idée d'une présence à laquelle le blanc permet de devenir visible. L'interrogation durable est celle-ci : qu'est-ce que peindre ? Quant à nous, pourquoi aurions nous peur d'une carré blanc de 20 cm sur 20 ? Cette intervention, fondée sur une vaste culture philosophique et en même temps pédagogique et pleine de fraîcheur, a permis une discussion de qualité, au cours de laquelle on s'et interrogé notamment sur le poids des facteurs économiques et sociaux dans la promotion des uvres des artistes.
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deux
conférences : le jeudi 7 octobre et vendredi 19novembre 2004
à Carré d'Art
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Deux rencontres-débats organisées par l'Association des Usagers de Carré d' Art en collabaration avec la Bibliothèque Carré d'Art Les jeunes d'aujourd'hui pourront-ils se passer du livre ? Qu'est-ce que la lecture aujourd'hui pour l'enfant ? "Nos enfants ne lisent plus". Est-ce vrai ? La lecture a t-elle encore un rôle dans la construction du jeune enfant ? Si les moyens audiovisuels ont restreint la place de la lecture dans l'éventail des activités de enfants, des techniques nouvelles n'offrent-elles pas d'autres approches de la lecture ? De quelles ressources peut on disposer pour enrichir l'offre de lecture ? Le jeudi 7 octobre 2004 de 18 h à 20h - salle de conférences de Carré d'Art Conférence suivie de debats du Docteur Patrick BENSOUSSAN - pédopsychiatre à Marseille, auteur de plusieurs ouvrages concerant le jeune enfant, sur le thème "Grandir dans les plis du livre" "Le livre tisse des liens, ouvre le monde aux enfants, leur fait partager des émotions sans cesse renouvelées. Il aide les enfants sur ous les plans, psychologique, esthétique, culturel, à grandir moins seul et avec moins de peurs".
Le vendredi 19 novembre 2004 de 18 h à 20 h - salle de conférence de Carré d'Art Soirée-débat sur L'offre de lecture à destination de l'enfant avec la participation de Florence Leleu, responsable du secteur jeunesse, bibliothèque Carré d'Art, Magali Haettiger, responsable du secteur multimédia, bibliohèque Carré d'Art, Jean-François Sourdais, directeur des librairies pour enfant L'eau vive à Avignon et Nîmes, Marlène Erre, responsable du secteur jeunesse de la bibliothèque d'entreprise de la C.M.C.A.S de Nîmes (C.E d'EDF)
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Après
notre soirée sur les communautés de communes et d'agglomération
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Une
chance pour la lecture publique ?
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Trois intervenants ont participé à cette soirée qui avait réuni une assistance modeste mais comprenant un certain nombre de professionnels de la lecture publique. Yannick Louche, vice président de la communauté de communes du pays grand combien, a présenté le contexte démographique, social et culturel difficile dans lequel a été constituée en 2001, sa communauté de communes, qui a pris les plus larges compétences en matière culturelle. A partir de l'existant, une médiathèque à la Grand Combe, une petite bibliothèque à Cendras, quelques points lecture ailleurs, un réseau a été constitué pour réaliser la complémentarité des fonds et un catalogue commun, faire tourner les collections, développer le multimédia. Les locaux ont pu être agrandis (La Grand Combe, les Salles du Gardon), du matériel acheté, du personnel embauché. L'aide du département et de la DRAC a été importante. Philippe Maffre (Université de Montpellier) remplaçant Emmanuel Négrier empêché a présenté les résultats d'une enquête sur la décentralisation du livre en Languedoc-Roussilonn. La lecture publique apparaît comme le premier pilier d'une culture plus étendue. Elle fait d'autre part l'objet d'un large consensus. Un objectif essentiel de la décentralisation a été le transfert aux conseils généraux des Bibliothèques départementales de prêt. Les communautés de communes et d'agglomération sont l'étape suivante et nécessitent un ajustement pour définir la nouvelle place des BDP. Joël Vincent, maire de Saint Gervasy, vice-président délégué à la culture de Nîmes Métropole, a précisé que la communauté d'agglomération de Nîmes avait choisi la culture (constructions et équipements) comme compétence optionnelle. Pour se consacrer à des actions culturelles, il faut une extension de compétence approuvée par toutes les communes. Ces actions concerneraient la lecture publique, le spectacle vivant, l'enseignements artistique et le patrimoine. En ce qui concerne la lecture publique, on peut envisager la mise en réseau des médiathèque et bibliothèques, des actions de formation, une plus large diffusion des animations, enfin la création éventuelle de nouvaux établissements. L'articulation avec la B.D.P. peut être réalisée par une convention. Un débat fourni a suivi les interventions. Les communautés de communes et d'agglomération sont donc un domaine potentiellement riche mai encore inexploré qui demande imagination, initiative et dynanisme pour ouvrir aux lecteurs de nouvelles et fructueuses possibilités.
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Conférence
de Laurent Duport : L'Architecture et les lieux culturels
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L'Association des Usagers de Carré d'Art a ouvert le cycle de commération du Xème anniversaire de Carré d'Art avec la conférence de Laurent Duport sur le thème : l'Architecture et les lieux culturels le 4 avril 2003. En s'attachant particulièrement au cas des musées, Laurent Duport a pris de nombreux exemples soit dans les musées créés de toutes pièces comme le Musée Guggenheim à New-York ou le musée d'art contemporain de Berlin, soit dans les réaménagements à partir de bâtiments déjà existants (Grand Louvre, Musée Picasso à Paris). Il a montré comment les architectes s'adaptent au site, aux exigences de sécurité, à la nature des collections exposées, comment ils envisagent le traitement de la lumière, la circulation du public, etc... Dans la discussion qui a suivi, on a évoqué à propos du Musée de Bilbao, le rôle qu'un grand établissement culturel peut jouer dans la revitalisation d'une ville en difficulté. Une conférence éclairante sur un sujet d'actualité. LAURENT DUPORT (né en 1965) est architecte libéral et enseignant à l'école d'architecture de Marseille -Luminy Après avoir étudié à l'école d'architcture de Marseille-Luminy, puis à l'école d'architecture de Paris-Belleville, il rejoint les équipes de Jean Nouvel en 1988-1989 et 1994 - Jean-Paul Viguier en 1991 et Paul Andreu/Aerpoports de Paris en 1991 à 1993. En 1994, il est lauréat de la bourse ELECTRA d'Electricité de France et participe à des concours internationaux d'architecture et d'urbanisme à Berlin et Nicosie ainsi qu'au concours pour la reconstruction des souks de Beyrouth. En association avec Nicolas Crégut (C+D architecture) il participe au concours pour la construction de l'Eco-logis, pour l'extension de l'IUT de Nîmes, au concours pour l'école polytechnique de l'université d'Alicante (Espagne). Depuis 1995 C+D architecture a réalisé l'école primaire André Chamson à Nîmes, la restauration du lycée Gérard Philippe à Bagnols sur Cèze, le siège et l'agence du Crédit Municipal de Nîmes, l'hôtel de ville d' Uchaud et l'hôtel de ville d' Aubord, le Centre de Formation pour les entreprises Parc Georges Bese à Nîmes et le Centre de Formation des Apprentis d'Alès En 2002, ils ont été lauréats des consultations pour la construction du Gymnase Grand Camargue à Nîmes et pour l'aménagement de la conservation du musée départemental d'Art sacré à Pont Saint Esprit. Parallèlement Laurent Duport donne des conférences à l'école des Beaux-Arts de Valence (1994), à L'université de Kaslik (Beyrouth), en Hollande en 1996 et 2000 ainsi que dans les écoles d'architecture de Marseille-Luminy (1998) Montpellier (1999) et Patis-Belleville (2002). Il est actuellement maître-assistant à l'cole d'architcture de Marseille-Luminy. 23 rue Fénelon - 30000 Nîmes Téléphone : 33(0) 466 294 402 Télécopie : 33(0) 466 294 409 e-mail : contact@laurent-duport.com
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LA
BANDE DESSINÉE - REGARDS SUR UNE ECRITURE
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L'approche
de Bruno Canard universitaire et David Sala concepteur de bande dessinée.
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La rencontre, autour du thème ci-dessus de deux spécialistes ayant chacun un regard personnel sur le sujet a donné beaucoup de profondeur et de vie au débat organisé le 8 novembre 2002 par notre association à Carré d'Art. Bruno Canard, universitaire, a situé la B.D. dans son histoire (elle existe depuis 1827) et montré avec brio les codes utilisés par les auteurs de B.D., le cadre imposé, mais souple, des cases, l'importance du trait, l'exigence du récit, n'en laissent pas moins une large initiative aux auteurs. A partir des nombreux exemples illustrés, Bruno Canard a montré les utilisations très variées de l'espace, les variétés du graphisme, la gestion du temps par la B.D., le style cursif, l'appui très important sur l'humour et les différences nationales. Les japonais, par exemple, ont une utilisation différente de n'onomatopée. L'album B.D., véritable création artisitique, est un genre français alors que les strips l'emportent dans le monde anglo-saxon. David Sala, jeune concepteur de B.D., auteur notamment de la série Replay, a témoigné de son expérience en la matière. Il a beaucoup insisté sur l'importance de l'apprentissage, de l'acquisition d'une culture artisitique. La main n'est qu'un outil. D'autre part, les exigences de rentabilité sont fortes, dans le secteur B.D. Il faut donc atteindre immédiatement un niveau très élevé pour être accepté par un éditeur. Le travail avec un scénariste suppose une collaboration confiante et serrée. La préparation d'une B.D. est un long travail qui demande une grande ténacité. Une soirée éclairante sur un secteur inventif de la création contemporaine.
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