Aux origines de Carré d'Art (1952-1993)
Après l'incendie du théâtre de Nîmes situé
en face de la Maison carrée le 27 octobre 1952, on s'interrogea
naturellement sur la réutilisation de l'espace laissé disponible.
Alors que l'édifice avait été détruit, la
colonnade du théâtre demeurait en place comme le témoin
de sa splendeur passée. L'arrière du théâtre
fut momentanément consacré à un parking. Diverses
solutions furent avancées parmi lesquelles une reconstruction du
théâtre, et plus tard une nouvelle mairie, tandis que par
ailleurs, on envisageait de situer à la ZUP la construction devenue
indispensable d'une nouvelle bibliothèque.
L 'idée d'édifier à la place de l'ancien théâtre
un " Beaubourg nîmois " comprenant un Musée d'Art
contemporain et une Bibliothèque fut lancée par la municipalité
Jean Bousquet, élue en 1983.Le projet fut annoncé en octobre
1983 et reçut un accueil favorable de Jack Lang, alors ministre
de la culture. Plusieurs projets furent conçus par des architecte
de renom, Jean Nouvel, César Pelli, Fanck Gehry et Norman Foster.
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C'est ce dernier qui fut finalement choisi par un
jury d'une vingtaine de membres, le 17 octobre 1984.Sir Norman Foster,
architecte né à Manchester en 1935,et connu mondialement,
avait à son actif d'importantes réalisations, à Londres,
Tokyo, Hong - Kong, et Barcelone.
Le projet élaboré par Foster ne conservait pas la colonnade
du théâtre, ce qui heurtait une partie de la population nîmoise
qui le fit savoir. Après avoir accepté à la demande
du maire, d'intégrer cette colonnade au nouvel édifice,
Norman Foster y renonça pour des raisons de coût et pour
une meilleure cohérence du projet. Les travaux commencèrent
en 1985 et furent très longs à cause de difficultés
techniques imprévues et de l'inondation de 1988.
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Le devis initial fut très largement dépassé.
L'inauguration du bâtiment eut lieu en mai 1993. L'architecture
du bâtiment qui ne faisait pas l'unanimité au départ,
finit par être acceptée par la population de Nîmes,
et "Carré d'Art ", objet d'une fréquentation intense
de la part des Nîmois et des touristes, a pris place désormais
parmi les édifices majeurs de la ville, au même titre, mais
peut-être de façon moins durable, que les monuments romains
qui faisaient jusqu'ici la renommée de la cité. |
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