Lectures de DICKENS
Pour commémorer le bicentenaire de la naissance de Charles Dickens, l'Association des Usagers de Carré d'Art présente LECTURES DE DICKENS (en français ) et mises en voix par Thierry Paillard et Valérie Barral de la compagnie le Rouge et Vert.
/// mardi 7 février 2012 à 18H salle de conférence de Carré d'Art
     
     




Conférence de Claude Mazauric le 24 Novembre 2011 Carré d'Art

La conférence de Claude Mazauric : « Jean-Jacques Rousseau : expériences d’une vie et construction d’une pensée critique » a réuni un public nombreux, le jeudi  24 novembre dans la salle de conférences de Carré d’art.  Cette conférence anticipait les études et commémorations qui marqueront en 2012 le tricentenaire de la naissance de Rousseau.
Reprenant le récit de la jeunesse de Rousseau et de la genèse de sa pensée, tel qu’il l’a développé dans son livre  «Jean-Jacques Rousseau à vingt ans » (Au Diable Vauvert 2011)  Claude Mazauric a organisé son propos autour de trois grandes questions :
•    Jean-Jacques Rousseau est-il un écrivain français ?  Une enfance genevoise, une jeunesse errante, plus tard une expérience cosmopolite et une œuvre à la portée universelle, n’ont pas empêché la « nationalisation révolutionnaire et républicaine » de J.-J. Rousseau.
•    J.-J. Rousseau n’est-il que le philosophe de l’égalité (Voltaire étant celui de la liberté) ?  Pourtant Rousseau témoigne, tout au long de sa vie, d’une farouche volonté d’indépendance et d’un « indomptable esprit de liberté ». Cet esprit de liberté est tout aussi présent au sein de sa philosophie : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers » : la première phrase du premier chapitre du Contrat social nous livre d’un mot ce qui est le projet émancipateur et libérateur de la démarche philosophique de Rousseau. 
•    Comment expliquer la « vocation tardive » de J.-J. Rousseau ? Ce n’est pas avant l’âge de 38 ans que s’affirma sa légitimité littéraire et philosophique. Rappelant l’indécision du jeune Rousseau quant au choix d’une carrière, et aussi la vaste culture qu’il a acquise pendant sa jeunesse, Claude Mazauric a analysé tout ce que Rousseau, devenu un écrivain abouti et glorieux doit au  jeune homme incertain de son avenir.

     


« Dans le Gard, des revues culturelles à découvrir »

L’Association des usagers de Carré d’art a organisé le 29 septembre une table ronde sur le thème : « Dans le Gard, des revues culturelles à découvrir ».
Les revues dont les coordonnées sont détaillées dans l’encadré ont présenté leur travail et ont toutes témoigné de leur compétence et de leur enthousiasme.
La rencontre a été riche et vivante, puisque chaque revue nous a proposé une présentation avec images (et même du son  pour Booklovers, titre d’une chanson de Divine comedy !).
Ces revues ont à la fois le souci de la qualité des contenus, quels que soient leurs centres d’intérêt (littérature, arts, histoire locale, création plastique), et le souci de la transmission et de l’échange. Elles déploient beaucoup d’énergie pour réunir des textes, proposer une mise en page agréable, et faire connaître leurs publications.
 The Booklovers – Lycée Albert Camus – Nîmes – www.lyc-camus-nimes.ac-montpellier.fr
Causses et Cévennes – Club cévenol 1. Rue Maréchal de Thoiras 30270 St Jean du Gard -   www.club-cevenol.org
La Nouvelle cigale uzégeoise – Association Les amis de La Nouvelle cigale uzégeoise – chez Christian Feller 38 rue du Dr Blanchard 30700 Uzès – amisdelanouvellecigaleuzegeoise.blogs.midilibre.com
Le Regardeur - Association des amis du Musée d’art contemporain et du Musée des Beaux-Arts de Nîmes -  Carré d’art – Place de la Maison Carrée  -   www.amis-musees-nimes.org
 
Revue de la Société d’histoire moderne et contemporaine de Nîmes et du Gard - Archives Départementales du Gard 20 rue des Chassaintes  30900 NIMES  http://shmcng.canalblog.com/
Venus d’ailleurs – 6 rue Condé 30000 Nîmes - http://www.venusdailleurs.fr/
Le Gueuloir – Lycée Alphonse Daudet – Nîmes - http://legueuloir.tumblr.com/
Revue de l’Association Ecrans britanniques - http://www.ecransbritanniques.org/
Revue de la Société d’histoire du protestantisme de Nîmes et du Gard - Maison du protestantisme 3, rue Claude Brousson 30000 NÎMES


  Compte-rendu de la conférence de Michèle Panhelleux -

Michèle Panhelleux et son mari ont créé l'association Wanampi Art et Tradition Vivants dans le but de faire mieux connaître l'art et la culture aborigène aux Français. Objectif parfaitement atteint avec la conférence de Mme Panhelleux : Sur les chemins du Rêve, à Carré d'Art le 12 mai 2011.
Une présentation limpide et fouillée, un très beau diaporama, de courtes séquences filmées et plusieurs toiles exposées, nous ont permis une meilleure compréhension de l'histoire des peuples du désert australien, de leur art et de leur culture. On a appris comment « lire » les tableaux en reconnaissant les symboles utilisés pour représenter, par exemple, un site de cérémonie, des points d'eau, ou un feu. Plus encore, nous avons pu percevoir à quel point la peinture des peuples du désert est fondée sur une profonde spiritualité liée à leur environnement, au culte des ancêtres, à toute la nature, et continue de s’enraciner dans des mythes et des légendes aussi vivants aujourd'hui qu’autrefois.Transporté loin de la salle de conférence, le public fut invité à découvrir véritablement « un autre monde ».
Nous remercions chaleureusement Michèle Panhelleux de nous en avoir fait connaître les artistes et leur art.


       

  Rencontre originale avec l'auteur italien Giorgio Vastaautour d'un roman dérangeant
        Le samedi 26 février 2011, nous avons accueilli à Carré d’Art, Giorgio Vasta pour son roman « Le temps matériel » sorti en 2008 chez l’éditeur romain Minimum Fax et dont la traduction française par Vincent Raynaud a été publiée en 2010 chez Gallimard.
Giorgio Vastaest né à Palerme en 1970, vit à Turin où il   enseigne l’écriture narrative auprès de divers instituts ; il est aussi éditeur et  conseiller éditorial. Il est actuellement en résidence au Diable Vauvert  pour un séjour de trois mois consacrés à la rédaction de son second roman à paraître en 2012. C’est donc en compagnie d’Annick Mallardeau, chargée de mission à l’Association « Les avocats du diable »et d’une jeune traductrice,  que nous l’avons rencontré.

Rencontre agréable s’il en fut, grâce au talent de notre modérateur Monsieur Canonge , qui a rendu possible le jeu des questions réponses en toute fluidité et à la simplicité de l’auteur répondant sans retenue aux questions parfois dérangeantes sur ce roman lucide et cruel.  Les lecteurs présents ont salué l’écriture de l’auteur, certains le rapprochant de Proust, et tous les auditeurs étaient d’accord pour dire que si ce n’était pas un roman facile, c’était une révélation littéraire et une plongée sans concession en 1978, année de l’assassinat d’Aldo Moro.
Après la rencontre, une séance de signature a eu lieu à la Librairie de Carré d’Art.




Rencontre avec Louise Desbrusses en résidence à Vauvert



Le samedi 18 décembre 2010, nous avons eu le plaiir de collaborer une nouvelle fois avec l'Association des Avocats du Diable pour rencontrer l'écrivain Louise Desbrusses actuellement en résidence à la Kaune, afin d'y écrire son troisième roman.
Louise Desbruses écrit des nouvelles, des poésies, des fictions radiophoniques et surtout des romans. En septembre 2005, elle est acceptée chez P.O.L et publie "L'argent, l'urgence" en 2006 et 2007  "Couronnes, boucliers, armures" qui a obtenu la mention spéciale du Jury du Prix Wepler, Fondation La Poste.
Elle était accompagnée d'Annick Mallardeau, chargée de mission aux Avocats du Diable qui nous présenta tout d'abord son association.
Louise Desbrusses débuta ensuite la rencontre en lisant de nombreux extraits de ses œuvres ; n'est-ce-pas le meilleur moyen pour connaître un     écrivain ? C'est une lecture "à plusieurs voix" qu'elle nous offrit suscitant surprise et intérêt.
La discussion qui a suivi nous a permis de découvrir son univers littéraire et de poser de très nombreuses questions au sujet de ses pratiques d'écriture si originale.
Les deux écoulés, nous avons continué la conversation à bâtons rompus devantt  un rafraîchissement au "Ciel de Nîmes".


      
  Table ronde : Le numérique quel avenir pour les bibliothèques ?
Une cinquantaine de Nîmois ont assisté le jeudi 18 novembre, à Carré d'Art, à notre table ronde intitulée Le numérique – quel avenir pour les bibliothèques? Chacun des intervenants (Catherine Musson, conservateur,  Michel Etienne, directeur du réseau nîmois, Odile Nublat, conseillère pour le livre à la DRAC et Agnès Dème, responsable régionale de la lecture publique) a présenté son point de vue sur ce thème, pour donner aux auditeurs une compréhension plus approfondie des atouts et des défis qu'apporte le numérique aux professionnels et aux usagers des bibliothèques.



Il est évident que le rôle de la bibliothèque n’est plus seulement documentaire, mais concerne aussi l’accès à l’offre en ligne, qui, nous le savons, est énorme. Par exemple, il n’y a pas très longtemps, la bibliothèque universitaire de Nîmes s’abonnait à 250 revues scientifiques sur papier, maintenant il y en a 10.000, accessibles sur ordinateurs. On note aussi une révolution numérique dans le domaine du patrimoine, avec la conservation et la numérisation de la presse ancienne et régionale. Mais la « dématérialisation du livre » pose d’autres questions inquiétantes sur l’ensemble du schéma économique de la production du livre : piratage et téléchargement gratuit, risques financiers pour les éditeurs et les créateurs, mépris des droits d'auteur.

Michel Etienne a insisté sur les aspects sociaux de l'utilisation du numérique. En France, 60% des foyers sont équipés de P.C. à usage de communication, d’information, de loisirs culturels, de supports de consoles de jeux, et de téléphones multifonctions. Mais il existe des fractures importantes dans l’appropriation de l’outil entre les générations, et entre les populations rurales et urbaines. Les bibliothèques ont donc un rôle essentiel à jouer en rééquilibrant l’accès à l’outil, et dans les choix, la mise à disposition et la valorisation des ressources.

Nos intervenants nous ont permis de mieux comprendre l’immense bouleversement déjà à l’œuvre dans les bibliothèques, et ont stimulé notre réflexion sur leur avenir, pour l’instant encore incertain. Nous les en remercions chaleureusement.


Grands et petits secrets du monde de l'art,
       de Catherine Lamour, auteur, avec Danièle Granet, Fayard 2010

Une belle soirée avec Catherine Lamour.  Sous  ce  titre  accrocheur,  celui  d’ un  livre  qu’ elle  a  récemment publié, Catherine Lamour a donné sous l’égide de notre association, le jeudi 14 octobre, une conférence qui a rencontré un vif succès. C. Lamour dit s’être intéressée à ce sujet par curiosité après avoir assisté à une vente de Christie et avoir été abasourdie par les prix atteints par certaines œuvres. Le marché de l’art lui est apparu comme « l’eldorado des temps modernes ». C’est un terrain de jeu pour hyper milliardaires. « Les chercheurs d’art sont désormais des chercheurs d’or ». Une grande évolution s’est produite à cet égard depuis 2000. Avant cette date, le prix d’une œuvre dépendait de l’appréciation des artistes, du soutien des galeristes ou directeurs de musées. Après 2000, c’est le prix qui fait la cotation, la communication fait l’artiste. Celle qui a présidé à la création du musée François Pinault à Venise a été organisée à l’échelle mondiale. Cent collectionneurs mondiaux, français, américains, chinois etc.. fréquentent les grandes foires, Miami, Bâle, Maastricht, la FIAC à Paris, dans une atmosphère de luxe inouï, et font les prix. Comme il faut renouveler toujours la production, pour assurer le maintien des profits, les artistes, Jeff Koons ou Murakami, ne contrôlent plus rien et sont transformés en marque. Du coup les musées publics ne peuvent plus suivre et on assiste à une privation de l’art. Il n’en reste pas moins qu’il subsiste une frange d’artistes qui aspirent simplement  à vivre de leur art, que la créativité de l’art contemporain est réelle et parfois remarquable, et que l’art occupe désormais dans notre société et auprès du public, une place qu’il n’avait pas auparavant au même degré.UUU


Compte-rendu de la conférence-débat du 12 novembre 2009 - Dans le dédale des livres,



65000 nouveautés en 2008, 659 pour cette seule rentrée littéraire… Confronté à cette pléthore, le lecteur peine à s’y retrouver. C’est pour essayer de dénouer ce problème que nous avons invité Yvan Cruvellier créateur et directeur de la maison d’édition Alcide à Nîmes, Christine Raynaud responsable du plateau adulte de Carré d’Art et Patrick Baillie directeur de la librairie « Aux Lettres de mon Moulin »
Que l’on soit à la tête d’une bibliothèque ou d’une librairie, le souci numéro un est le même s’informer sur les nouveautés afin de pouvoir faire un choix, être capable de satisfaire la demande des lecteurs, tout en tenant compte de l’environnement conjoncturel. Evidemment, ils savent ne pouvoir ignorer la place tenue par les medias dont les outils et le pouvoir sont considérables (émissions à la télévision, à la radio, revues, journaux, visuels publicitaires). Néanmoins, pour eux, il n’est pas question de ne pas être « découvreurs de talents », ce qui suppose de leur part un énorme investissement de lecture personnelle.
Vient alors leur fonction de « passeur » comme Monsieur Baillie aime la nommer. Chacun avoue aimer le contact direct, car de cet échange nait la complicité avec la clientèle. Ainsi, outre l’organisation de leurs vitrines et présentoirs, ils jouent sur une organisation conviviale de l’espace, afin de rendre possible le « feuilletage » et induire l’intimité avec le livre.
A son tour Monsieur Cruvellier nous dit valoriser le contact cette fois avec les libraires, appelés à lui révéler les goûts et les attraits de la clientèle pour tel ou tel domaine plus ou moins délaissé par l’édition. A charge pour lui d’initier un projet qui en tienne compte puis de le    promouvoir auprès des amateurs.
Tous ces échos semblent bien nous dire à quel point le contact humain enrichit l’expérience de la lecture comme lien social et ouverture aux autres. C’est peut-être bien ainsi qu’il faut considérer la découverte et la fréquentation des ouvrages qui émergent par delà les tapages médiatiques et qui continuent d’enrichir notre patrimoine.          Anne-Marie Guillouet

Vous avez peut-être participé à notre enquête sur la façon de choisir nos        lectures. Voici le résumé des 40 réponses reçues.
D’abord, soixante pour cent d’entre vous n’éprouvez pas la moindre difficulté à choisir un livre parmi l’abondance des parutions. Cette abondance est souvent vue comme excessive, mais aussi comme intéressante et même stimulante. Un petit quart, néanmoins, la perçoit comme ennuyeuse ou perturbante.
Vous vous servez de tous les moyens pour vous renseigner avant d’acheter un livre, surtout de la presse (80%), et aussi des émissions de la radio (presque 60%), et de la télé (sauf Café Picouly, par exemple, qui semble soulever la réprobation de certains).
Bonne nouvelle pour les libraires - près de quatre vingt pour cent des sondés vont de temps à autre dans une librairie. Ils y demandent des conseils, mais, précise une personne interrogée, il faut avoir affaire à un vrai guide, avisé, pas un      vendeur de la FNAC (sic), ce qui nous paraît un peu dur pour ces malheureux employés.
Si c’est bon pour les librairies - les vrais bien sûr - c’est mauvais pour les bibliothèques. Seulement 3 des questionnés      sollicitent les conseils d’une bibliothécaire, et en général vous préférez acheter vos livres, plutôt que de les emprunter, malgré la différence de coût.
C’est sur cette question de la dépense que les réponses paraissent le plus contradictoires. Selon les deux tiers des personnes interrogées, le prix du livre entre en ligne de compte dans leur choix, mais seulement une petite moitié attend toujours que le livre sorte en poche, ou achète des livres d’occasion. Par ailleurs, une bonne nouvelle pour les librairies :  vous aimez tous offrir des livres, même si vous hésitez parfois à les conseiller.
Voilà donc comment font nos adhérents pour choisir leurs livres dans le dédale des titres proposés.                 
Susan de Rudder



Compte-rendu de la conférence de Patrick Mazuola le 1er octobre 2009

LA TOUR dite "Gratte ciel" ou " le devenir d'un archétype Moderne à l'ère du développement durable"

organisée par l'Association des Usagers de Carré d'Art, salle de conférence Carré d'Art, niveau-1

La Tour, innovation dans l’espace urbain à partir de la fin du XIXème siècle a donné lieu à un débat permanent au cours du temps et encore vivace aujourd’hui. Dans un exposé très structuré et appuyé par de nombreuses projections, Patrick Marzuola, professeur d’arts appliqués au lycée Hemingway et à l’IUFM a retracé d’abord les conditions nécessaires (maîtrise foncière, financement considérable, progrès des techniques de construction) qui ont permis  la construction des premières tours dans les années 1880 aux Etats-Unis. Après la première guerre mondiale, Le Corbusier ou Mies Van der Rohe proposent de construire des tours à Berlin, Paris, Alger, dans le cadre de projets architecturaux de grande ampleur. Très vite, la fonction des tours, principalement financière et commerciale tend à effacer l’aspect culturel de la construction. La tour doit pour des firmes comme Chrysler ou Woolworth, délivrer un message de force et de dynamisme. Mais en même temps, tout autant qu’un objet réel, elle peut devenir « la matérialisation d’un pensable possible », voire le rêve fou d’un architecte. On imagine alors sur ce modèle la métropole de demain, ensemble  fascinant et inquiétant (Metropolis de Fritz Lang 1926). Les formes se font plus symboliques (colonne dorique, phare). Patrick Marzuola évoque alors les mythes qui dans le passé ont imagé ces rêves (Tour de Babel, Phare d’Alexandrie). Folie des hommes, dont le châtiment serait la sanction ? A l’époque contemporaine, alors qu’on s’affranchit des codes traditionnels pour adopter un style international, les projets et les réalisations deviennent de plus en plus ambitieux jusqu’à atteindre près de 500 m à Taïpei ou plus encore dans les Emirats. On cherche le record. Certes un souci plus humaniste se manifeste parfois (chez Nouvel par exemple) avec la diversification des étages, ou le souci de réduire la consommation énergétique ou en eau. Malgré tout, pour Patrick Marzuola, l’insertion de la tour dans un développement cohérent de l’espace urbain est insuffisante, la question de la durabilité et de la régénération n’est pas abordée de front. La métropole - et c’est la conclusion de l’exposé - doit  être envisagée, moins  sous l’angle du défi technique ou architectural que comme l’organisme qui privilégie les relations sociales et humaines à la base.


     Patrick Marzuola                                    Dessins de Hugh Ferriss 1929           Le Phare d'Alexandrie                  Tapei                Shangai WFC 492     Kuala Lumpur    Chicago     Shangai 420  Dubai


       Tour Dubai                                                     Jean Nouvel  concours 2008 La tour signal                                                    Le "gratte-ciel" et la "dérive ludique"



  UNE RENCONTRE AVEC LA POETESSE SYLVIE LOIZEAU

Le mardi 21 avril 2009, l’Association des Usagers de Carré d’Art a reçu la poétesse Sophie Loizeau avec le concours de l’Association des Amis du diable Vauvert, association qu’a  d’abord présentée  rapidement Jacques Olivier Liby.
Sophie Loizeau est une jeune poétesse qui écrit depuis une dizaines d’années, et a publié  des poèmes d’abord  dans des  revues comme Le Polygraphe ou le Passage à l’acte, puis  des recueils. Citons entre autres, Le corps saisonnier,  La Nue bête (prix Georges Perros 2006), Bergamonstres (2008), La femme  lit (2009). Elle exerce actuellement la profession de psychologue scolaire.
Sophie Loizeau  aime écrire dans une extrême solitude et recherche pour cela des maisons isolées dans la nature, nature qui l’inspire et l’angoisse tout à la fois. Nombreux sont les auteurs qui l’ont marquée, ceux du XIXème siècle d’abord, Huysmans, Nerval, Hoffmann et les romantiques allemands mais aussi de façon plus contemporaine Gracq, Quignard, Bergounioux ,P.J.Jouve et surtout H. Bosco. Sa poétique est  centrée à la fois sur une écriture de la nature  et sur une approche de la sexualité qui exprime le plaisir d’éprouver, de jouir de ce qui  se passe, sans craindre une certaine crudité d’expression, mais à l’écart de toute pornographie. Elle dit ne rien inventer, mais plutôt exprimer son être. Elle considère que la poésie exprime la psychè humaine tout autant que le roman.
Sophie Loizeau a lu ensuite des poèmes de son dernier recueil, La femme lit (Flammarion 2009). Elle prépare un nouveau recueil dont la figure principale sera la déesse  Diane, personnage double, figure à la fois proie et prédatrice.
Une soirée originale et sympathique, nouvelle dans l’activité  des Usagers de Carré d’Art


Grâce toujours à l’Association des Avocats du Diable, nous avons été invités le lundi 4 mai  à rejoindre les collégiens de la Révolution pour un Goûter Lecture avec Simon Shakhine Nir A la suite de  Sophie Loizeau, jeune maman accompagnée de son bébé c’est un invité d’une autre génération, accompagné de son épouse, peintre d’origine hongroise, qui était accueilli au CDI du collège de la Révolution, preuve qu’il n’y a pas d’âge pour être résident à La Laune.

Après une présentation bien préparée par trois élèves, l’écrivain a parlé de sa vie en France, de ses années caché sur les bords de la Loire, puis de son départ pour Israël dès la fin des années 1940 ; il fait durant quelques années l’expérience du kibboutz et réside maintenant à Tel Aviv. Il participe à des magazines français où il donne son point de vue sur les questions qui le passionnent. Il a peu publié directement en français mais toujours des textes sensibles. Il est également président de l’Association des Auteurs francophones israéliens.

L’écrivain lit ensuite des petits textes plein d’humour, répond avec beaucoup de simplicité et de franchise aux questions des jeunes auditeurs très intéressés par son travail.

Le nom de la rencontre n’était pas galvaudé : nous avons eu droit à un vrai goûter préparé et servi avec beaucoup d’attention par les collégiens eux-mêmes.

Tempête sur les média
Conférence-débat organisée par notre Association, en collaboration avec le Kiosque de Carré d'Art le :

/// jeudi 9 octobre 2008 de 18 H à 20 H - salle de conférences  de Carré d'Art

de Catherine Lamour auteur avec Danièle Granet de Mediabusiness, le nouvel Eldorado (Fayard 2006).

Devant un public nombreux et vivement intéressé, C.Lamour signale que le sujet est  d’une actualité brûlante puisque se préparent actuellement des Etats généraux de la presse, pour sauver la presse  quotidienne. Celle-ci est la  plus en danger, mais la révolution en cours est plus vaste et implique tous les médias. On va en effet vers une nouvelle façon de consommer l’information et le divertissement devenus des éléments incontournables de notre vie quotidienne. En moyenne, les Français passent  3 h 20 devant la télévision par jour, 4 h par semaine devant Internet et 3 h seulement devant un journal. A l’échelle du monde, un milliard et demi d’hommes et de femmes sont connectés à internet. On pourra maintenant consommer information et divertissement où on veut et quand on veut, ou même intervenir dans les débats ou devenir producteur d’information. 




Une riche discussion a suivi cet exposé accompagné d’extraits d’un film  sur les aspects les plus futuristes de l’utilisation d’un média comme internet. A l’occasion de cette conférence, le Kiosque de carré d’Art a  diffusé une brochure informative sur les sources éventuelles pour une approche des problèmes évoqués.




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