MICHAEL RAEDECKER/ISA MELSHEIMER du 27 janvier - 18 avril 2010
    
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Isa Melsheimer (Neuss-Düsseldorf, 1968), la broderie est aussi
une technique de dessin. Sculpteur, elle lui a souvent permis
d’apporter un matériau souple et d’aborder l’espace réel à échelle de
maquette. Très intéressée par l’architecture, Melsheimer développe une
réflexion autour de l’espace à vivre tel qu’il a été identifié par
l’architecture moderniste et se rencontre au quotidien dans maison,
mais aussi les lieux intermédiaires utilisés par les sans-abris, les
galeries marchandes. Une partie de son travail est de créer grâce à la
fragilité du fil et des tissus brodés des espaces décalés au sein de
l’architecture existante. Elle développera à Nîmes un projet spécifique à partir du livre de l'écrivain japonais Kobo Abé.
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Le peintre Michael Raedecker, né en Hollande en
1963 et installé à Londres, revisite les genres traditionnels : natures
mortes paysages, ruines, fleurs dans un traitement très fluide de la
peinture,dans des camaïeux de gris, sur lesquels interviennent des
rajouts brodés. Par ses sujets domestiques, Raedecker interroge la
validité de la peinture à traiter du quotidien à l’époque actuelle en
dehors d'images codées choisies sur internet. Cette exposition qui
réunit une vingtaine d’œuvres de ces cinq dernières années sera la
première présentation de cet artiste en France. |
   
Catalogue Isa MELSHEIMER bilingue français/anglais avec un texte de Camille Morineau. Catalogue Michael RAEDECKER, deux versions français ou anglais avec un texte de Dominic van den Boogerd et une conversation de l’artiste avec Laura Hoptman.
Projections - Exposition du 13 octobre au 3 janvier 2010
Projections a réuni les œuvres d’une dizaine d’artistes dont les pratiques trouvent leur
point de croisement dans un intérêt pour les manipulations temporelles,
parfois en référence à la science fiction, parfois en prise directe
avec un réexamen des acquis modernistes, notamment en architecture.
Nées après des décennies de production de vidéos et de sophistication
des images, elles dépassent la notion de spectacle pour s’interroger
sur les schémas perceptifs et la possibilité d’induire une fiction.ARTISTES PRÉSENTÉS : DANIEL ARSHAM, GORDON CHEUNG, CHRIS CORNISH, JEAN-PASCAL FLAVIEN, CYPRIEN GAILLARD, LAURENT GRASSO, MICHAEL LANDY, IÑIGO MANGLANO-OVALLE, TOBIAS PUTRIH L'exposition a été suivie d’une performance dansée de
Daniel Arsham, Jonah Bokaer, Judith Sanchez Ruiz (durée 45 m)
VALERIE FAVRE - Exposition du 27 mai au 20 septembre 2009
Carré d'art-Musée d'art contemporain de Nîmes a organisé une
importante exposition monographique de l'artiste Valérie Favre qui
présentait plus de 70 œuvres.
Peintre d'origine suisse, Valérie
Favre s'est tout d'abord fait connaître en France comme actrice, puis à
partir de 1991 se tourne à nouveau vers la peinture son premier
intérêt. Elle a souvent évoqué ce tournant dans sa carrière comme la
possibilité de quitter la place de l'interprète pour celle de l'auteur.
Valérie Favre travaille par séries qui s'entrecroisent. Depuis les
années 90, elle établit une taxinomie du pictural à partir d'objets
quotidiens : les tapis de bains, l'oreiller, le mouchoir ou d'éléments
empruntés à la tradition picturale (les fraises, la robe rouge, le portrait). |
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Jean-Luc MOULENE - Exposition du 28 janvier au 3 mai 2009
Jean-Luc Moulène est principalement photographe.
Depuis les années 90, il s'attache à déconstruire au travers de scènes
quotidiennes ou d'images types (paysages, nature morte, portraits…)
les paramètres sociaux et économiques qui encadrent toute production d'images.
Une production de dessins et
de volumes n'a cessé d'accompagner cette pratique photographique. Elle
se développe, à l'atelier, comme une aire de recherches indépendante,
quand la photographie s'appuie sur des pratiques de déambulation dans
le réel, de projet, voire de casting autour d'un statut (Filles
d'Amsterdam), d'un objet ou d'un geste. Le dessin peut enregistrer un
tracé rapide et «naïf », (Bubu 1er, Apo-Bird) mais aussi des recherches
d'espace et des schémas d'organisation (Voie lactée, Etoile noire..). L'exposition
se lit comme un itinéraire. D'abord la scène, le plateau puis la
sphère, l'univers, l'humain pour la première série de salles ; l'humain
et les tensions de l'espace vers le social pour la seconde, itinéraire
qui va également du noir et blanc à la couleur.
THOMAS HUBER - la langueur des losanges
Exposition du 22 ocobre 2008 ai 4 janvier 2009 Né en 1955 à Zürich, l’artiste suisse Thomas Huber propose depuis 1982 une œuvre singulière et analytique, conçue comme une sorte de récit de la peinture elle-même, de sa fabrication à sa mise en espace. Nourri de références conceptuelles, Thomas Huber pense en images. D'une facture immédiatement lisible, stylisée, voire légèrement naïve, ses
tableaux ne sont pas réalistes pour autant. Les lieux les plus souvent
représentés, salles d'exposition, bibliothèques, archives, l'atelier, tous à vocation culturelle, évoquent les architectures modernistes de Mies Van der Rohe et de Le Corbusier et les plans de couleurs, souvent primaires qui en définissent l'espace. Absolument contemporains, ses tableaux n'en font pas
moins venir à l'esprit des références telles que les tableaux
d'architectures des primitifs italiens ou les intérieurs d'églises hollandais du XVIIe siècle qui tous représentent symboliquement la société de leur temps.    
L'exposition a rassemblé un ensemble de 52 huiles sur toile et de 27 aquarelles et carnets datés de 1993 à 2007, présentés autour des thèmes : arrêt sur image, l'exposition, ouvertures, Art parade, tableaux théorétiques. A l'entrée de l'exposition, le visiteur a été accueilli par un tableau de grandes dimensions ; le Kabinett der Bilder, provenant du musée d'Aarau, qui transfère à l'époque contemporaine l'espace du cabinet de curiosités. Dans la première salle du Carré d'art, la mise en abyme des espaces, la présence du tableau dans le tableau, qui est l'un des modes de fonctionnement de ce travail, s'étendra à l'environnement même de la salle d'exposition pour convier le visiteur à une longue promenade dans la peinture.
SCENES DU SUD II Méditerranée orientale -
Carré d'art Nîmes - 13 juin- 21 septembre 2008 Cette exposition a rassemblé les œuvres de 19 artistes qui travaillent en
Roumanie, Turquie, Liban, Israël, Palestine, Égypte, mais aussi
Allemagne, Pays-Bas et États-Unis : Jumana Emil Abboud, Tarek Al-Ghoussein, Rheim Alkadhi, Maja Bajevic,
Yael Bartana, Guy Ben-Ner, Danica Dakic, Emily Jacir, Yaron Leshem,
Ciprian Muresan, Ahmet Ogut, Sener Ozmen, Walid Raad, Marwan Richmaoui,
Bülent Sangar, Wael Shawky, Hale Tenger, Mürüvvet, Türkyilmaz, Akram
Zaatari.    
Tous sont imprégnés des données historiques et politiques de la région. Les techniques utilisées sont actuelles, ce sont surtout des photos et des vidéos.
   
  
Wolf Vostell : Carré d'art - Musée d'art contemporain de Nîmes - du 12 février au 12 mai 2008
Commissaire de l'exposition : Fançoise Cohen et Inge Baecker
Wolf
Vostell occupe, aux côtés de Nam June Paik, la place prééminente de
ceux qui ont ouvert l’art à la prise en compte de l’image télévisuelle,
annonçant un pan entier de l’art contemporain et son ouverture à la
vidéo. Mais Vostell est aussi peintre. Chez Goya, Picasso, Titien dont
il ne dédaigne pas d’étudier la grande peinture d’histoire, il saisit,
non pas la tradition mais ce qu’il y a d’engagé, de propre à réagir à
l’événement. C’est d’ailleurs grâce à la une du Figaro du 6 septembre
1954 relatant un accident d’avion qu’il découvre le concept de
dé-coll/age qui gouverne tout son travail. Né en 1932, Vostell a
vécu enfant la Seconde Guerre mondiale et traversé à pied l’Allemagne
détruite par les bombardements depuis la Tchécoslovaquie jusque
Cologne. La guerre froide, la société de consommation, la guerre du
Vietnam, la chute du mur de Berlin mais aussi la chape de plomb du
franquisme sont les faits historiques qui traversent son œuvre.
L’exposition a présenté une cinquantaine d’oeuvres datées de 1958 à 1997
   
   
CHLOE PIENE/JEPPE HEIN - du 26 octobre 2007 au 26 janvier 2008Carré d'art a consacré son exposition d'automne à deux jeunes artistes qui ont pris chacun en charge une des ailes du musée.
L'artiste ChloePiene
(née en 1972) présente un ensemble de dessins remarquables comprenant
un certain nombre d'œuvres nouvelles, ainsi que deux vidéos récentes.
Ses fusains à la fois macabres et joyeux explorent les thèmes féconds
du sexe et de la métamorphose. On y rencontre des couples cerf-femme,
homme-femme, des nourrissons et des satyres nains.
    
L'artiste Jeppe Hein
est danois, né en 1974. Son exposition est centrée sur le thème de la
réflexion. Il reprend les formes géométriques simples du minimalisme et
certains des intérêts de l'art cinétique des années 60 notamment par
l'utilisation de matériaux et technologies comme les néons, le métal
chromé, les miroirs.
Catalogue Chloe PIENE bilingue français/anglais avec une auto interview de l'artiste et un texte de Barry Schwabsky.
Catalogue Jeppe HEIN bilingue français/anglais avec un texte critique de Michel Gauthier.
   
Où ? Scènes du Sud : Espagne, Italie, Portugal - du 23 mai au 23 septembre 2007Commissaire de l'exposition : Fançoise Cohen
Au
travers de médias variés (volume, installation, vidéo, dessin) les
œuvres se nourrissent pour la plupart d'un fort rapport au réel. Du
souvenir d'enfant à la pseudo expérience scientifique, l'artiste
s'engage. Héros comme Piero Golia ramant vers l'Albanie, historien
quand Sanchez Castillo traque les traces du franquisme dans les
monuments et les têtes, ethnologue à rebours comme Marco Boggio Sella
qui vient porter la nouvelle des vols sur la lune au Burkina Faso,
"simple organisateur" de casting comme Joào Onofre ou Roberto Cuoghi
chantant une chanson d'amour chinoise Quel que soit le choix, l'artiste
à l'assaut du monde et il semblerait plus juste de le désigner comme
"réalisateur", comme au cinéma. Il s'agit pour lui de créer une
situation qui suscite les mêmes possibilités d'imagination, d'analyse
ou de critique que le film et, comme lui, paraît aussi vraie que le
réel.
   
Exposition de MARK DION - The Natural History of the Museum
Carré d'art - Musée d'art conteporain de Nîmes - du 7 février au 22 avril 2007 Depuis plus de vingt ans, l'artiste
contemporain Mark Dion explore les croisements entre art et science,
visions et production de connaissance, collection et modes de
présentation. En prenant la place d'un scientifique amateur, d'un
collectionneur, d'un historien ou d'un biologiste, Mark Dion porte un
regard souvent humoristique mais critique sur les relations entre
culture et nature. Dans différentes installations et projets in-situ
spécifiques, Mark Dion investit des questions comme ; par quel chemin
et par quel moyen explorons-nous le monde ? Pourquoi les 18e et 19e
siècles ont-ils été témoin d'une escalade de la découverte ? Comment
transformer des expressions de la nature en culture ? Quelle idée
a-t-on d'un musée ? Comment classifier des objets et des concepts
créatifs ? Comment construisons-nous l'histoire ?
Mark
Dion explore le musée comme une métaphore de la connaissance commune.
Le projet développe en cinq différentes sections qui rencontreront les
principales divisions de la connaissance scientifique comme proposés au
19e siècle dans les musées d'Histoire Naturelle : département des
sciences humaines, entomologie, archéologie, ornithologie, mammologie.
Un sixième chapitrre est centré sur les musées et la culture de la
collection. Dans chaque rendez-vous, l'artiste complètera ses travaux
avec les exeples des collections locales d'histoire naturelle.   
Jana Sterbak "Condition contrainte"du 20 octobre 2006 au 7 janvier 2007
Née à Prague en 1955, Jana Sterback a
émigré au Québec avec ses parents à l'âge de treize ans, en 1968, après
l'invasion de la Tchécoslovaquie par les chars soviétiques. Le travail
de Jana Sterback développe une réflexion sur la condition humaine au
travers de performances, sculptures, dessins ou vidéos. Nombre de ses
œuvres s'organisent autour d'une mise en scène forte du corps et
interrogent certaines contradictions, traditionnelles de la pensée
occidentale, entre matières et spiritualité, liberté et contrainte,
répulsion et désir. Conçue comme
un parcours rétrospectif de 1979 à 2003, l'exposition est axée sur la
relation de l'individu à l'univers et des individus entre eux, exprimée
métaphoriquement par exemple par l'utilisation de la chaleur, la
tension électrique mais aussi par le recours aux grands mythes
classiques. Dans Dissolution, la
glace des 8 chaises de bureau qui fond petit à petit, incarne une
réflexion sur le temps. Cette pièce qui engage les moyens humains de
l'institution qui l'accueille sur un temps long, puisque chaque jour il
convient de replacer de nouveaux dossiers et sièges en glace, est une
performance à l'échelle de toute une exposition. Dans l'une de ses
dernières vidéos, From Here to There I, 2003, Jana Sterbak
analyse nos conditions de perception. Son chien porteur d'une caméra
vidéo nous propose à hauteur d'animal un parcours dans les étendues
neigeuses du Canada. Cette vision morcelée, tant par l'approche
instinctive de l'animal que par le découpage de l'artiste, suit le
rythme rapide des "Variations Goldberg" de Bach, jouées par Glenn Gould
et semble s'inscrire dans la descendance de la fragmentation cubiste.
L'exposition présentera aussi l'ensemble des Planètes en verre
réalisées en 2000/2002 en collaboration avec le CIRVA    
Gilles Barbier - exposition du 31 mai au 17 septembre 2006
L'exposition a
rassemblé170 œuvres dont les plus anciennes datent de 1993 : parmi
elles, une centaine de nouveaux dessins regroupant des feuilles de
projets que Gilles Barbier dessine sans cesse comme une sorte de
journal qui accompagne l'émergence de sa pensée et 38 gouaches noires
dont 11 nouvelles, constituées souvent de plusieurs éléments ; chaque
élément fait 120 X190 cm. Le parcours imaginé par l'artiste tend à
subvertir l'architecture claire et ordonnée de Norman Foster pour y
induire des rythmes différenciés où le mouvement des corps matérialise
le mouvement de la pensée. Le premier espace couvert d'affiches
représentant toutes les possibles afffiches pour une exposition Gilles
Barbier à Carré d'Art, a propulsé dès l'entrée le visiteur dans un
espace fictionnel. Des sculptures étaient présentées : une nouvelle
version de la Méga Maquette,sorte de schéma spatial des
grandes thématiques de l'œuvre, des mannequins de "glisseurs", deux
clones "petite fille" illustrant le proverbe chinois : quand le sage
montre lalune, l'idiot regarde le doigt ...   
MARKUS RAETZ :Exposition du 1er février au 7 mai 2006
Exposition réalisée en collaboration avec la Galerie Farideh Cadot - Paris. L'exposition, rétrospective, a réuni I96 œuvres en provenance
de l'atelier et de collections publiques et privées dans une mise en
espace originale. Elle s'est développée selon les thèmes de la figure
humaine, perception et paysage, les mots, les anamorphoses, les mobiles.
  
JOHN BALDESSARI "From life" : exposition du 19 octobre 2005 au 8 janvier 2006
Commisaire invitée : Marie de Brugerolle
Cette exposition a été la première rétrospective globale de John Baldessari en France. Figure
clef de l'art conceptuel américain de la côte ouest des Etats Unis,
John Baldessari, qui est né à National City, en Californie en 1931, a
développé depuis le début des années 60 une œuvre polymorphe.
Dans
l'œuvre de Baldessari, le dialogue entre le cinéma et la peinture est
nourri par une volonté d'analyse. La déconstruction des mythes de
l'histoire de l'art (vanités, peinture d'histoire, fiction) et de leurs
relations avec la réalité américaine ( et tout particulièrement celle
de Los Angeles, ville où il réside, capitale du cinéma) se fait par des
outils du cinéma : coupe, montage.   
LA
NOUVELLE PEINTURE ALLEMANDE - 11 MAI - 18 SEPTEMBRE 2005
Du 12 mai au 18 septembre,
Carré d'Art a proposé une grande exposition sur la peinture
allemande depuis le début des années 80. La chute du mur,
qui a radicalement changé la carte politique de l'Europe, a aussi
redistribué ls cartes de l'art allemand autour de nouveaux centres
: Berlin, Hambourg, Leipzig, Dresde.
L'exposition avait pour but
de présenter un schéma alternatif à la lecture
fréquente de la peinture allemande en terme d'opposition entre
l'Ecole de Düsseldorf et une tendance plus expressionniste autour
de Baselitz. Elle a débuté sur un ensemble d'œuvres
de Marton Kippenberger, Albert Oehlen, Werner Buttner. Ayant le souci
de rendre compte du dynanisme de l'actualité artistique allemande,
elle présentera des personnalités déjà reconnues
telles Franz Ackermann, Michel Majerus, Daniel Richter, , Jonathan Meese,
Eberhard Havekost mais aussi des artistes plus jeunes tels Dirk Skreber,
Dirk Schmit, Anselm Reyle, Johannes Wohnseifer .... Elle a fait une
place à Valérie Favre qui a cherché à Berlin
l'environnement favorable au développement de ses recherches.    
Patrick
Van Caeckenbergh - "Atlas des idéations -
les Jardins clos"
Carré
d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes - exposition
du 27 janvier au 17 avril 2005
Patrick Van Caeckenberg est
un chercheur glissé dans le monde de l'art. Il est difficile
de mettre en évidence une filiation artistique : le dadaïsme
pour l'absurde, l'art conceptuel pour l'organisation de l'œuvre
en système. Il est l'auteur d'un art qui, malgré son caractère
hautement personnel, renvoie plus à l'organisation des signes
dans l'anthropologie qu'à la figure de l'artiste occidental,
génie isolé. Commes les encyclopédies du monde
classique, la sienne est un monde clos qui met en relation l'infiniment
grand et l'infiniment petit, mais un monde mouvant à la lisière
entre les règnes animal, végétal, minéral,
fécond en trounoirs plus qu'e certitudes, où s'exprime
l'idéal d'une pensée qui soit l'émanation de la
vie et qui pourrait avoir la liberté de la fable et du voyage.
   
OLIVIER
MOSSET - Travaux 1966 - 2003 : exposition du 15 octobre 204 au 9 janvier 2005
Carré
d'art - Musée d'art contemporain de Nîmes a organisé
une exposition de l'artiste suisse Olivier Mosset. Elle a réuni
un ensemble de 36 œuvres datées de 1966 à 2003. Cette
exposition est une version concentrée des expositions présentées
durant l'été 2003 au Musée cantonal des Beaux-Arts
de Lausanne et au Kunstmuseum de St Gallen. Olivier Mosset
est né à Berne en 1944. Installé aux USA depuis
1977, il vit et travaille àTucson en Arizona. Il poursuit depuis
une œuvre peinte extrêmement cohérente autour des
quetions de signature, d'appopriation et de répétition.
Eludant les enjeux de composition qui marquent l'abstraction géométrique
de l'Entre-deux-Guerres grâce à sa connaissance du milieu
des Nouveaux Réalistes, notamment de Jean Tinguely et au premier
regard porté sur la peinture américiane dès 1964,
Mosset s'inscrit d'emblée dans le conetexte d'une analyse critique
de la peinture.
   
CONTRE-IMAGES -
Exposition du 4 juin au 26 septembre 2004
Le sujet
de l'exposition était contenu entre trois pôles : le réel,
l'image, le mental. Treizes artistes ont été choisis.
D'eux d'entre eux Giacometti et Brancusi sont des artistes historiques.
Ils ont été bien sûr confrontés à
des conditions différentes dans le développement et le
traitement de l'image photographique qui ne s'est véritablement
révélée telle qu'elle que dans les année
60. Il ne s'agit pas de déterminer une évolution entre
tous ces artistes et la présentation n'est pas chronologique.
Les participations s'organisent autour de deux axes : celui d'une entrée
dans la matière photographique perceptible dans les œuvres
de Hucleux, Giacometti, Coleman, Douglas Gordon ou Penone et une approche
plus distancée dont le référent est l'image, qu'elle
s'articule a priori ou a posteriori à l'œuvre chez Rielly,
Kahrs, Richter, Tuymans mais également Orozco et Brancusi.
    
Françoise
VERGIER - Le paysage, le foyer, le giron et le champ
Exposition du 6 février
au 2 mai 2004 - Carré d'art - Musée d'Art Contemporain
de Nîmes
Cette exposition a été
la première d'envergure organisée autour de l'oeuvre de
cette artiste depuis la monographie présentée dans les
Galeries contemporaines du Centre Pompidou en 1995. La sélection,
centrée sur des oeuvres réalisées depuis 2001,
fait grande place aux médias privilégiés par l'artiste
: le verre (fruit d'une collaboration de quatre années avec le
CIRVA), la terre cuite émaillée et le dessin.
Françoise Vergier
est née en 1952. Elle vit dans le sud de la France dont est originaire.
Issue d'une famille d'agriculteurs, elle entretient un rapport extrêmement
fort avec la terre et la plupart de ses oeuvres établissent un
lien entre le corps féminin et le paysage.    
PETER
DOIG - 25 septembre 2003 au 4 janvier 2004
Le travail de Per Doig, né
en 1959, s'inscrit dans l'émergence depuis une dizaine d'années
d'une nouvelle peinture figurative, en résistance mais aussi
en connaissance du flot des images qui nous entourent. Son travail s'inspire
des paysages du Canada ou de Trinidad où il a longuement séjourné
mais aussi de l'Unité d'Habitation de le Corbusier. L'exposition
a regroupé une trentaine d'oeuvres datées de 1990 à
2002 provenant de collections publiques ou privées nord-américaines
ou européennes. Cette exposition, la première à
présenter le travail de Peter Doig en France de façon
extensive, a été co-produite avec le Bonnefantenmuseum,
Maastricht, la Scottish National Gallery, Edimbourg et le Centre d'art
contemporain de Genève.
  
SCULPTURE
- 6 MAI/31 AOUT 2003
Exposition
conçue et organisée conjointement par le Centre Pompidou
et Carré d'Art L'exposition était
réalisée à partir de collections du Centre Pompidou
et par deux prêts du Musée Picasso. Elle regroupait 71 oeuvres
de 48 sculpteurs. Elle couvrait le XXème siècle, de 1910
à nos jours et privilégiait la sculpture à l'exclusion
de l'installation. La présentation suivait une répartition
thématique et soulignait la continuité, voire la confrontation
des réalisarions des grands maîtres du XXème siècle,
Brancusi, Giacometti, Arp, Calder..., dont les fonds structurent la collectin
nationale avec des oeuvres contemporaines acquises récemment (Thomas
Schütte, Gabriel Prozco, Michel Blazy, Marc Quinn...)
L'exposition s'étendait
sur les deux niveaux du musée, rappelant l'utilisation de l'espace
qui était celui de l'exposition inaugurale en 1993.    
Exposition
de Javier Perez
Carré
d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes a présenté
une exposition consacrée à l'artiste espagnol Javier Pérez
du 23 janvier au 13 avril 2003. Javier Pérez travaille sur l'apparence, le regard de l'autre. Beaucoup de ses oeuvres
semblent hésiter, en effet, entre fragilité et violence,
entre beauté et répulsion, entre l'opacité du masque
et l'exposition des fragments du corps laissés visibles. Travaillant
l'ambiguïté que crée la présence de matériaux
animaux (crins de cheval, intestins de bovin, cocons de vers à
soie), elles inversent la perception habituelle qui voudrait que l'animal
soit au coeur de l'homme, dans ses humeurs et sa chair, alors que sa peau
traduirait une expression socialisée, humanisée, supérieure.
Dans de nombreux projets, l'artiste à la fois objet et sujet, apparaît
comme un démiurge qui insuffle la vie à une enveloppe "morte"
: en ayant recours au cycle réel des cocons qui arrivent à
l'éclosion, au miroitement des reflets et de la transparence du
verre, à la violence des mouvements dans Latigo.... Pérez s'est intéressé
au verre depuis 1998 et a créé de nombreuses oeuvres en
collaboration avec le CIRVA à Marseille dont La Torre de Sonido
présentée dans la Chapelle de la Vieille Charité
en 2001. Le verre apparaît comme le matériau
de la distance, du temps et de l'étrangeté puisque cette
expérience bien que répétée et triviale
n'en revêt pas moins un caractère de signe, de saut dans
un au-delà signifiant et symbolique, dont la brillance est celle-la
même, essentielle, de la vie    
FIONA RAE : Exposition
de du 12 octobre au 5 janvier 2003
Née en
1963 à Hong Kong, Fiona Rae vit et travaille à Londres.
Elle est apparue sur la scène artistique au sein de la génération
des Young British Artists, formée au Goldsmith's College pendant
les années 80. Déjà sélectionnée
pour le prix Turner en 1991, elle vient d'être choisie pour la
commande publique du nouveau décor du restaurant de la Tate Modern
de Londres. Sa dernière exposition date de 2000 à la galerie
Nathalie Obadia à Paris.
Depuis ses débuts,
la peinture abstraite de Fiona Raes'est
développée comme un questionnement sur la réalisation
picturale dans un contexte comptemporain de multiplication des références
et des images. L'histoire de l'art - les noms de Cy Twombly, Roy Lichtenstein,
Sigmar Polke, Gerhard Richter, mais aussi ceux de Bosch ou Dürer
sont les plus fréquemment cités par l'artiste - les bandes
dessinées, les films, les jeux vidéos, l'image numérique,
les enseignes lumineuses fondent l'univers d'une artiste, qui, depuis
2000, a intégré l'utilisation du logiciel Photoshop dans
les études préparatoires de ses peintures.    
LA PART DE L'AUTRE : exposition
du 18 mai au 15 septembre 2002
Objet de bonne conscience
ou de scandale, porteur de fantasmes, l'animal apparaît comme
un miroir où se réflète la nature profonde de l'homme.
Franz Kafka a construit sur cette projection dans le genre animal une
oeuvre où s'expriment l'angoise et la déréliction
propre à la condition humaine. Par leur violence, leur étendue,
la volonté d'éradiquer systématiquement des groupes
humains entiers, les guerres du XXème siècle apparaissent
comme une transgression par rapport à un humanisme qui prend
source dans l'Antiquité; Les atteintes de plus en plus évidentes
portées par l'homme à son environnement, l'apparition
d'épizooties meutrières nées de l'exploitation
industrielle de l'élevage font de l'animal un thème d'actualité.
Rassemblant une centaine d'oeuvres des années 30 aux dernières
années du XXème siècle     
Elisabeth BALLET : du 9 février au 21 avril 2002
Elisabeth Ballet, jeune sculpteur pour montrer son travail prend en compte l'architecture du lieu et utilise la vidéo. Le sol du Musée est soit retourné, soit recouvert d'un parquet peint en gris ou de sable tamisé très fin où les pas laissent des empreintes.    
Bruno CARBONNET et Chritophe CUZIN : exposition du 7 juillet au 30 septembre 2001
Bruno CARBONNET, né en 1957 à Calais, vit et travaille à Fécamp - Christophe CUZIN, né en 1956 à Saint Siméon de Bressieux, vit et travaille à Paris. Exposition organisée par la nouvelle directrice-conservatrice, Mme Françoise Cohen. 
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