///// Pour un art Pauvre  ///// (Inventaire du monde et de l'atelier)  4 novembre 2011- 15 janvier 2012 

Si l'appellation d'art pauvre (Arte Povera) désigne un mouvement artistique italien des années 60, elle peut aussi être considérée comme une attitude dont la présente exposition cherche la pertinence à une époque de surproduction des objets et des imagesn où la valeur marchande de l'art est souvent soulignée.

Réunissant des œuvres récentes des artistes et pour la plupart des réalisations conçues spécifiquement, l'exposition a porté une attention particulière au dispositif spatial. Le point de départ est le matériau, La forme toujours importante est seconde par rapport au choix de la matièren d'autant qu'elle n'est pas toujours pérenne. L’exposition a réuni les travaux de Karla Black, Katinka Bock, Abraham Cruzvillegas, Gabriel Kuri, Guillaume Leblon, Gyan Panchal, Gedi Sibony.

         


//// ALBER ŒHLEN   /////24 juin - 9 octobre 2011

Cette exposition monographique a réuni une cinquantaine d’œuvres, peintures, collages, dessins, de grandes dimensions. Elle fait suite à l’acquisition par le musée en 2009 d’un grand diptyque en coin daté de 2008. L’exposition de la Nouvelle Peinture allemande en 2005 avait été l’occasion de situer Albert Oehlen dans la généalogie de l’art allemand récent, notamment par rapport à son ami Kippenberger et la bad painting. Complétant cette connaissance, l'exposition a suivi Oehlen dans son évolution et a fait le point sur la création récente de l’artiste et sur la relation revendiquée de son œuvre récent à l’abstraction américaine des années 50-60.

         

/// LARRY BELL  (né en 1939, vit à Taos, Nouveau Mexique)  du 25 février-22 mai 2011

La connaissance de la création américaine a longtemps été dominée par le minimalisme et la Côte Est des Etats-Unis. A la suite e l'exposition John Baldessari (2006), Carré d'Art présente une monographie autour de l'œuvre de Larry Bell. Larry Bell fait partie de ces artistes "excentriques" qui ont choisi d'être hors scène, en installant leur atelier en dehors de la métropole de Los Angeles (Bruce Nauman, Ed. Ruscha ...). Dépassant les catégories traditionnelles abstraction-figuration, moderne-sublime, ou encore décoratif-conceptuel, l'œuvre de Larry Bell recouvre un riche corpus, qui dépasse de beaucoup "l'artiste qui fait des cubes de verre sir des socles transparents" et conprend des peintures, des œuvres bi-dimensionnelles hybrides, des installations environnementales, mais aussi des structures lumineuses parfois aux frontières de la sculpture et de l'architecture. Ses photogaphies sont très peu connues. L'exposition se positionne dans un contexte de relecture du minimalisme, une mise en perspective de le l'œuvre par erapport à la science fiction, élément souvent ignoré mais prégnant chez de nombreux artistes.

     


/// PEDRO CABRITA REIS///  Carré d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes
Exposition du 10 novembre 2010 au 23 janvier 2011-

L’exposition à Carré d’Art rassemble vingt-trois oeuvres datées des dix dernières années. A Nîmes, Pedro Cabrita Reis s’approprie l’espace dès l’escalier monumental dont les murs sont peints en orange, une couleur rare, abstraite car difficile à associer aux éléments naturels du paysage.
En 2009, le travail de Pedro Cabrita Reis a été très remarqué par ses deux installations dans le cadre de la Biennale de Lyon, notamment à l’Entrepôt Bichat

       

 



GERARD GASIOROWSKI (Paris 1930 – Lyon 1986) 19 mai – 10 octobre 2010                         

Vingt-quatre ans après sa mort brutale en 1986, l’œuvre de Gérard Gasiorowski est toujours d’une grande actualité car les questions qui sont les siennes : la mise en doute de l’identité de l’artiste, l’hétérogénéité des styles, le croisement du mythe du créateur et de l’anthropologie forment une armature conceptuelle toujours valide.
Des premières œuvres hyperréalistes à la disparition, de l’Académie fictive Worosis Kiga au primitivisme de l’indienne Kiga, de Manet à Lascaux, Gasiorowski interroge tous les états et les stades de la peinture.
Composée d’une centaine d’œuvres, dont certaines rarement montrées, cette exposition a proposé une nouvelle lecture du travail de l’artiste tenant en premier lieu dans le refus d’une mise en perspective linéaire. Par-delà ces fondements, l’exposition a souhaité plus particulièrement mettre en lumière un processus de travail constamment porté par l’obsession du recommencement de la peinture. Outre de fréquents changements de style et une discontinuité voulue et revendiquée, cette quête s’est traduite chez l’artiste par la répétition de motifs traversant son œuvre à intervalles plus ou moins réguliers ; comme par exemple les Oipah Ho et Oipah Stra,
redondants à de nombreux endroits.  De plus, la logique du travail en série qui est la sienne est une façon pour Gasiorowski de remettre perpétuellement en jeu son « savoir » et ses acquis.


MICHAEL RAEDECKER/ISA MELSHEIMER du 27 janvier - 18 avril 2010

Isa Melsheimer (Neuss-Düsseldorf, 1968), la broderie est aussi une technique de dessin. Sculpteur, elle lui a souvent permis d’apporter un matériau souple et d’aborder l’espace réel à échelle de maquette. Très intéressée par l’architecture, Melsheimer développe une réflexion autour de l’espace à vivre tel qu’il a été identifié par l’architecture moderniste et se rencontre au quotidien dans maison, mais aussi les lieux intermédiaires utilisés par les sans-abris, les galeries marchandes. Une partie de son travail est de créer grâce à la fragilité du fil et des tissus brodés des espaces décalés au sein de l’architecture existante. Elle développera à Nîmes un projet spécifique à partir du livre de l'écrivain japonais Kobo Abé.
Le peintre Michael Raedecker, né en Hollande en 1963 et installé à Londres, revisite les genres traditionnels : natures mortes paysages, ruines, fleurs dans un traitement très fluide de la peinture,dans des camaïeux de gris, sur lesquels interviennent des rajouts brodés. Par ses sujets domestiques, Raedecker interroge la validité de la peinture à traiter du quotidien à l’époque actuelle en dehors d'images codées choisies sur internet. Cette exposition qui réunit une vingtaine d’œuvres de ces cinq dernières années sera la première présentation de cet artiste en France.


Catalogue Isa MELSHEIMER bilingue français/anglais avec un texte de Camille Morineau.
Catalogue Michael RAEDECKER, deux versions français ou anglais avec un texte de Dominic van den Boogerd et une conversation
de l’artiste avec Laura Hoptman.


Projections - Exposition du 13 octobre au 3 janvier 2010


Projections a réuni les œuvres d’une dizaine d’artistes dont les pratiques trouvent leur point de croisement dans un intérêt pour les manipulations temporelles, parfois en référence à la science fiction, parfois en prise directe avec un réexamen des acquis modernistes, notamment en architecture. Nées après des décennies de production de vidéos et de sophistication des images, elles dépassent la notion de spectacle pour s’interroger sur les schémas perceptifs et la possibilité d’induire une fiction.

ARTISTES PRÉSENTÉS : DANIEL ARSHAM, GORDON CHEUNG, CHRIS CORNISH, JEAN-PASCAL FLAVIEN, CYPRIEN GAILLARD, LAURENT
GRASSO, MICHAEL LANDY, IÑIGO MANGLANO-OVALLE, TOBIAS PUTRIH

L'exposition a été suivie d’une performance dansée de Daniel Arsham, Jonah Bokaer, Judith Sanchez Ruiz (durée 45 m)


VALERIE FAVRE - Exposition du 27 mai au 20 septembre 2009  

 
Peintre d'origine suisse, Valérie Favre s'est tout d'abord fait connaître en France comme actrice, puis à partir de 1991 se tourne à nouveau vers la peinture son premier intérêt. Elle a souvent évoqué ce tournant dans sa carrière comme la possibilité de quitter la place de l'interprète pour celle de l'auteur. 

Valérie Favre travaille par séries qui s'entrecroisent. Depuis les années 90, elle établit une taxinomie du pictural à partir d'objets quotidiens : les tapis de bains, l'oreiller, le mouchoir ou d'éléments empruntés à la tradition picturale (les fraises, la robe rouge, le portrait). 



Jean-Luc MOULENE - Exposition du 28 janvier au 3 mai 2009 

Jean-Luc Moulène est principalement photographe. Depuis les années 90, il s'attache à déconstruire au travers de scènes quotidiennes ou d'images types (paysages, nature morte, portraits…) les paramètres sociaux et économiques qui encadrent toute production d'images.  Une production de dessins et de volumes n'a cessé d'accompagner cette pratique photographique. Elle se développe, à l'atelier, comme une aire de recherches indépendante, quand la photographie s'appuie sur des pratiques de déambulation dans le réel, de projet, voire de casting autour d'un statut (Filles d'Amsterdam), d'un objet ou d'un geste. Le dessin peut enregistrer un tracé rapide et «naïf », (Bubu 1er, Apo-Bird) mais aussi des recherches d'espace et des schémas d'organisation (Voie lactée, Etoile noire..).
L'exposition se lit comme un itinéraire. D'abord la scène, le plateau puis la sphère, l'univers, l'humain pour la première série de salles ; l'humain et les tensions de l'espace vers le social pour la seconde, itinéraire qui va également du noir et blanc à la couleur.



THOMAS HUBER - la langueur des losanges : du 22 octobre au 4 janvier 2009

Né en 1955 à Zürich, l’artiste suisse Thomas Huber propose depuis 1982 une œuvre singulière et analytique, conçue comme une sorte de récit de la peinture elle-même, de sa fabrication à sa mise en espace. Nourri de références conceptuelles, Thomas Huber pense en images. D'une facture immédiatement lisible, stylisée, voire légèrement naïve, ses tableaux ne sont pas réalistes pour autant. Les lieux les plus souvent représentés, salles d'exposition, bibliothèques, archives, l'atelier, tous à vocation culturelle, évoquent les architectures modernistes de Mies Van der Rohe et de Le Corbusier et les plans  de couleurs, souvent primaires qui en définissent l'espace. Absolument contemporains, ses tableaux n'en font pas moins venir à l'esprit des références telles que les tableaux d'architectures des primitifs italiens ou les intérieurs d'églises hollandais du XVIIe siècle qui tous représentent symboliquement la société de leur temps. 



SCENES DU SUD II  Méditerranée orientale : 13 juin-  21 septembre 2008

Cette exposition a rassemblé les œuvres de 19 artistes qui travaillent en Roumanie, Turquie, Liban, Israël, Palestine, Égypte, mais aussi Allemagne, Pays-Bas et États-Unis : Jumana Emil Abboud, Tarek Al-Ghoussein, Rheim Alkadhi, Maja Bajevic, Yael Bartana, Guy Ben-Ner, Danica Dakic, Emily Jacir, Yaron Leshem, Ciprian Muresan, Ahmet Ogut, Sener Ozmen, Walid Raad, Marwan Richmaoui, Bülent Sangar, Wael Shawky, Hale Tenger, Mürüvvet, Türkyilmaz, Akram Zaatari.


Tous sont imprégnés des données historiques et politiques de la région. Les techniques  utilisées sont actuelles, ce sont surtout des photos et des vidéos.


Wolf Vostell  :  Carré d'art - Musée d'art contemporain de Nîmes - du 12 février au 12 mai 2008

Commissaire de l'exposition : Fançoise Cohen et Inge Baecker

Né en 1932, Vostell a vécu enfant la Seconde Guerre mondiale et traversé à pied l’Allemagne détruite par les bombardements depuis la Tchécoslovaquie jusque Cologne. La guerre froide, la société de consommation, la guerre du Vietnam, la chute du mur de Berlin mais aussi la chape de plomb du franquisme sont les faits historiques qui traversent son œuvre.
L’exposition a présenté une cinquantaine d’oeuvres datées de 1958 à 1997






CHLOE PIENE/JEPPE HEIN - du 26 octobre 2007 au 26 janvier 2008

Carré d'art a consacré son exposition d'automne à deux jeunes artistes qui ont pris chacun en charge une des ailes du musée.

L'artiste ChloePiene (née en 1972) présente un ensemble de dessins remarquables comprenant un certain nombre d'œuvres nouvelles, ainsi que deux vidéos récentes. Ses fusains à la fois macabres et joyeux explorent les thèmes féconds du sexe et de la métamorphose. On y rencontre des couples cerf-femme, homme-femme, des nourrissons et des satyres nains.

L'artiste Jeppe Hein est danois, né en 1974. Son exposition est centrée sur le thème de la réflexion. Il reprend les formes géométriques simples du minimalisme et certains des intérêts de l'art cinétique des années 60 notamment par l'utilisation de matériaux et technologies comme les néons, le métal chromé, les miroirs


Où ? Scènes du Sud : Espagne, Italie, Portugal - du 23 mai au 23 septembre 2007

Commissaire de l'exposition : Fançoise Cohen

Au travers de médias variés (volume, installation, vidéo, dessin) les œuvres se nourrissent pour la plupart d'un fort rapport au réel. Du souvenir d'enfant à la pseudo expérience scientifique, l'artiste s'engage. Héros comme Piero Golia ramant vers l'Albanie, historien quand Sanchez Castillo traque les traces du franquisme dans les monuments et les têtes, ethnologue à rebours comme Marco Boggio Sella qui vient porter la nouvelle des vols sur la lune au Burkina Faso, "simple organisateur" de casting comme Joào Onofre ou Roberto Cuoghi chantant une chanson d'amour chinoise Quel que soit le choix, l'artiste à l'assaut du monde et il semblerait plus juste de le désigner comme "réalisateur", comme au cinéma. Il s'agit pour lui de créer une situation qui suscite les mêmes possibilités d'imagination, d'analyse ou de critique que le film et, comme lui, paraît aussi vraie que le réel.


      Exposition de MARK DION - The Natural History of the Museum

Carré d'art - Musée d'art conteporain de Nîmes - du 7 février au 22 avril 2007

Depuis plus de vingt ans, l'artiste contemporain Mark Dion explore les croisements entre art et science, visions et production de connaissance, collection et modes de présentation. En prenant la place d'un scientifique amateur, d'un collectionneur, d'un historien ou d'un biologiste, Mark Dion porte un regard souvent humoristique mais critique sur les relations entre culture et nature. Dans différentes installations et projets in-situ spécifiques, Mark Dion investit des questions comme ; par quel chemin et par quel moyen explorons-nous le monde ? Pourquoi les 18e et 19e siècles ont-ils été témoin d'une escalade de la découverte ? Comment transformer des expressions de la nature en culture ? Quelle idée a-t-on d'un musée ? Comment classifier des objets et des concepts créatifs ? Comment construisons-nous l'histoire ?


Jana Sterbak "Condition contrainte"du 20 octobre 2006 au 7 janvier 2007

Née à Prague en 1955, Jana Sterback a émigré au Québec avec ses parents à l'âge de treize ans, en 1968, après l'invasion de la Tchécoslovaquie par les chars soviétiques. Le travail de Jana Sterback développe une réflexion sur la condition humaine au travers de performances, sculptures, dessins ou vidéos. Nombre de ses œuvres s'organisent autour d'une mise en scène forte du corps et interrogent certaines contradictions, traditionnelles de la pensée occidentale, entre matières et spiritualité, liberté et contrainte, répulsion et désir.


Gilles Barbier - exposition du 31 mai au 17 septembre 2006

L'exposition a rassemblé170 œuvres dont les plus anciennes datent de 1993 : parmi elles, une centaine de nouveaux dessins regroupant des feuilles de projets que Gilles Barbier dessine sans cesse comme une sorte de journal qui accompagne l'émergence de sa pensée et 38 gouaches noires dont 11 nouvelles, constituées souvent de plusieurs éléments ; chaque élément fait 120 X190 cm. Le parcours imaginé par l'artiste tend à subvertir l'architecture claire et ordonnée de Norman Foster pour y induire des rythmes différenciés où le mouvement des corps matérialise le mouvement de la pensée. Le premier espace couvert d'affiches représentant toutes les possibles afffiches pour une exposition Gilles Barbier à Carré d'Art, a propulsé dès l'entrée le visiteur dans un espace fictionnel. Des sculptures étaient présentées : une nouvelle version de la Méga Maquette,sorte de schéma spatial des grandes thématiques de l'œuvre, des mannequins de "glisseurs", deux clones "petite fille" illustrant le proverbe chinois : quand le sage montre lalune, l'idiot regarde le doigt ...

MARKUS RAETZ :Exposition du 1er février au 7 mai 2006

Exposition réalisée en collaboration avec la Galerie Farideh Cadot - Paris.

L'exposition, rétrospective, a réuni I96 œuvres en provenance de l'atelier et de collections publiques et privées dans une mise en espace originale. Elle s'est développée selon les thèmes de la figure humaine, perception et paysage, les mots, les anamorphoses, les mobiles.


JOHN BALDESSARI "From life" : exposition du 19 octobre 2005 au 8 janvier 2006

Commisaire invitée : Marie de Brugerolle

Cette exposition a été la première rétrospective globale de John Baldessari en France. Figure clef de l'art conceptuel américain de la côte ouest des Etats Unis, John Baldessari, qui est né à National City, en Californie en 1931, a développé depuis le début des années 60 une œuvre polymorphe.

Dans l'œuvre de Baldessari, le dialogue entre le cinéma et la peinture est nourri par une volonté d'analyse. La déconstruction des mythes de l'histoire de l'art (vanités, peinture d'histoire, fiction) et de leurs relations avec la réalité américaine ( et tout particulièrement celle de Los Angeles, ville où il réside, capitale du cinéma) se fait par des outils du cinéma : coupe, montage.


LA NOUVELLE PEINTURE ALLEMANDE - 11 MAI - 18 SEPTEMBRE 2005

Du 12 mai au 18 septembre, Carré d'Art a proposé une grande exposition sur la peinture allemande depuis le début des années 80. La chute du mur, qui a radicalement changé la carte politique de l'Europe, a aussi redistribué ls cartes de l'art allemand autour de nouveaux centres : Berlin, Hambourg, Leipzig, Dresde.
L'exposition avait pour but de présenter un schéma alternatif à la lecture fréquente
de la peinture allemande en terme d'opposition entre l'Ecole de Düsseldorf et une tendance plus expressionniste autour de Baselitz. Elle a débuté sur un ensemble d'œuvres de Marton Kippenberger, Albert Oehlen, Werner Buttner. Ayant le souci de rendre compte du dynanisme de l'actualité artistique allemande, elle présentera des personnalités déjà reconnues telles Franz Ackermann, Michel Majerus, Daniel Richter, , Jonathan Meese, Eberhard Havekost mais aussi des artistes plus jeunes tels Dirk Skreber, Dirk Schmit, Anselm Reyle, Johannes Wohnseifer .... Elle a fait une place à Valérie Favre qui a cherché à Berlin l'environnement favorable au développement de ses recherches.


Patrick Van Caeckenbergh - "Atlas des idéations - les Jardins clos" 

Carré d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes - exposition du 27 janvier au 17 avril 2005

Patrick Van Caeckenberg est un chercheur glissé dans le monde de l'art. Il est difficile de mettre en évidence une filiation artistique : le dadaïsme pour l'absurde, l'art conceptuel pour l'organisation de l'œuvre en système. Il est l'auteur d'un art qui, malgré son caractère hautement personnel, renvoie plus à l'organisation des signes dans l'anthropologie qu'à la figure de l'artiste occidental, génie isolé. Commes les encyclopédies du monde classique, la sienne est un monde clos qui met en relation l'infiniment grand et l'infiniment petit, mais un monde mouvant à la lisière entre les règnes animal, végétal, minéral, fécond en trounoirs plus qu'e certitudes, où s'exprime l'idéal d'une pensée qui soit l'émanation de la vie et qui pourrait avoir la liberté de la fable et du voyage.


OLIVIER MOSSET - Travaux 1966 - 2003 : exposition du 15 octobre 204 au 9 janvier 2005

Carré d'art - Musée d'art contemporain de Nîmes a organisé une exposition de l'artiste suisse Olivier Mosset. Elle a réuni un ensemble de 36 œuvres datées de 1966 à 2003. Cette exposition est une version concentrée des expositions présentées durant l'été 2003 au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et au Kunstmuseum de St Gallen.

Olivier Mosset est né à Berne en 1944. Installé aux USA depuis 1977, il vit et travaille àTucson en Arizona. Il poursuit depuis une œuvre peinte extrêmement cohérente autour des quetions de signature, d'appopriation et de répétition. Eludant les enjeux de composition qui marquent l'abstraction géométrique de l'Entre-deux-Guerres grâce à sa connaissance du milieu des Nouveaux Réalistes, notamment de Jean Tinguely et au premier regard porté sur la peinture américiane dès 1964, Mosset s'inscrit d'emblée dans le conetexte d'une analyse critique de la peinture.


CONTRE-IMAGES - Exposition du 4 juin au 26 septembre 2004

Le sujet de l'exposition était contenu entre trois pôles : le réel, l'image, le mental. Treizes artistes ont été choisis. D'eux d'entre eux Giacometti et Brancusi sont des artistes historiques. Ils ont été bien sûr confrontés à des conditions différentes dans le développement et le traitement de l'image photographique qui ne s'est véritablement révélée telle qu'elle que dans les année 60. Il ne s'agit pas de déterminer une évolution entre tous ces artistes et la présentation n'est pas chronologique. Les participations s'organisent autour de deux axes : celui d'une entrée dans la matière photographique perceptible dans les œuvres de Hucleux, Giacometti, Coleman, Douglas Gordon ou Penone et une approche plus distancée dont le référent est l'image, qu'elle s'articule a priori ou a posteriori à l'œuvre chez Rielly, Kahrs, Richter, Tuymans mais également Orozco et Brancusi.



Françoise VERGIER - Le paysage, le foyer, le giron et le champ

Exposition du 6 février au 2 mai 2004 - Carré d'art - Musée d'Art Contemporain de Nîmes

Cette exposition a été la première d'envergure organisée autour de l'oeuvre de cette artiste depuis la monographie présentée dans les Galeries contemporaines du Centre Pompidou en 1995. La sélection, centrée sur des oeuvres réalisées depuis 2001, fait grande place aux médias privilégiés par l'artiste : le verre (fruit d'une collaboration de quatre années avec le CIRVA), la terre cuite émaillée et le dessin.

Françoise Vergier est née en 1952. Elle vit dans le sud de la France dont est originaire. Issue d'une famille d'agriculteurs, elle entretient un rapport extrêmement fort avec la terre et la plupart de ses oeuvres établissent un lien entre le corps féminin et le paysage.

PETER DOIG - 25 septembre 2003 au 4 janvier 2004

Le travail de Per Doig, né en 1959, s'inscrit dans l'émergence depuis une dizaine d'années d'une nouvelle peinture figurative, en résistance mais aussi en connaissance du flot des images qui nous entourent. Son travail s'inspire des paysages du Canada ou de Trinidad où il a longuement séjourné mais aussi de l'Unité d'Habitation de le Corbusier. L'exposition a regroupé une trentaine d'oeuvres datées de 1990 à 2002 provenant de collections publiques ou privées nord-américaines ou européennes. Cette exposition, la première à présenter le travail de Peter Doig en France de façon extensive, a été co-produite avec le Bonnefantenmuseum, Maastricht, la Scottish National Gallery, Edimbourg et le Centre d'art contemporain de Genève.
 

SCULPTURE - 6 MAI/31 AOUT 2003

Exposition conçue et organisée conjointement par le Centre Pompidou et Carré d'Art
L'exposition était réalisée à partir de collections du Centre Pompidou et par deux prêts du Musée Picasso. Elle regroupait 71 oeuvres de 48 sculpteurs. Elle couvrait le XXème siècle, de 1910 à nos jours et privilégiait la sculpture à l'exclusion de l'installation. La présentation suivait une répartition thématique et soulignait la continuité, voire la confrontation des réalisarions des grands maîtres du XXème siècle, Brancusi, Giacometti, Arp, Calder..., dont les fonds structurent la collectin nationale avec des oeuvres contemporaines acquises récemment (Thomas Schütte, Gabriel Prozco, Michel Blazy, Marc Quinn...)

L'exposition s'étendait sur les deux niveaux du musée, rappelant l'utilisation de l'espace qui était celui de l'exposition inaugurale en 1993.

Exposition de Javier Perez : du 23 janvier au 13 avril 2003

Javier Pérez travaille sur l'apparence, le regard de l'autre. Beaucoup de ses œuvres semblent hésiter, en effet, entre fragilité et violence, entre beauté et répulsion, entre l'opacité du masque et l'exposition des fragments du corps laissés visibles. 

Pérez s'est intéressé au verre depuis 1998 et a créé de nombreuses oeuvres en collaboration avec le CIRVA à Marseille dont La Torre de Sonido présentée dans la Chapelle de la Vieille Charité en 2001.  Le verre apparaît comme le matériau de la distance, du temps et de l'étrangeté puisque cette expérience bien que répétée et triviale n'en revêt pas moins un caractère de signe, de saut dans un au-delà signifiant et symbolique, dont la brillance est celle-la même, essentielle, de la vie




 





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