Permis de croquer, une importante initiative de la bibliothèque Carré d’Art.

D’octobre 2009 à mars 2010, la bibliothèque Carré d’Art propose avec le concours de dessinateurs de presse, en particulier Plantu (le Monde) Wyaz (Le nouvel Observateur, Caro dessinatrice suisse, et de nombreux caricaturistes notamment du Moyen-Orient, une série d’initiatives (expositions en divers lieux, rencontres - débats etc…) qui ont déjà rencontré un vif succès et qui se poursuivent. 

Le dessin de presse, caustique et irrespectueux est un moyen important pour faire réagir l’opinion. Il n’est pas sans risques pour les auteurs. Un dessin dit plus parfois qu’un long article.

         



Rendez-vous aux jardins - week-end national - juin 2009


Carré d'art - Mur Foster

Vernissage de l'exposition de Luc Bouzat : "A l'ombre des marronniers"- jeudi 4 juin 2009

Composition monumentale d'empreintes végétales réalisées à partir de plantes issues des Jardins de la Fontaine


Bibliothèque Carré d'Art au jardin

La yourte aux histoires : lecture de "livres qui racontent les jardins" pour les enfants et leurs parents, contes.

       


Exposition Kvèta Pacovskà


La Bibliothèque de Carré d’art a proposé une exposition des œuvres de l’artiste tchèque Kvèta Pacovskà, exposition  colorée, pleine d’humour et de charme pour le plus grand plaisir des petits et même des grands.

Dès l’atrium, un grand labyrinthe invite au jeu et affirme qu’il s’agit là d’un « Livre pour toi. » Sur les portes de la salle Soleil noir, des silhouettes découpées accueillent le visiteur, et c’est un rouge flamboyant qui domine à l’intérieur de celle-ci.
Dans les vitrines surmontées elles aussi de  grandes silhouettes  découpées, on découvre les albums jeunesse que Kvèta a illustrés «  Le roi des fleurs ( dans un parterre de fleurs), Le petit chaperon rouge (où le loup est fait de grands aplats de couleurs de formes géométriques, ; seules, ses grandes dents sont conventionnelles) – «  La petite fille aux allumettes… La fleur sans couleur… Rond, carré…Couleur, couleur… Alphabet… Jamais deux sans trois…» : autant d’albums qui se déplient,  percés de trous pour voir au travers, faits de languettes à soulever, ou, comme «  A l’infini » possédant une marionnette à chaque doigt, ou encore, comme « Ponctuation » encadré de deux longilignes bonshommes –. » L’artiste s’amuse : découpe, perfore, plie, déplie, manipule le livre, le fait éclater de couleurs ; le meilleur exemple en est donné au centre de la salle où , sur une scène se déplie en accordéon « Un livre pour toi » avant d’être proposé page à page , puis sous forme de jeu sur ordinateur.
A côté, un grand tapis rouge parsemé de coussins multicolores , invite à s’asseoir, pour
utiliser les livres mis à disposition ; et toujours « Un livre pour toi » avec pour consigne  « fais-en une maison, regarde par les trous, mets le debout et regarde-le de loin …» Ici le livre n’est plus à voir mais à palper, sentir, matières et couleurs révélant leur douceur, leur rugosité ou leur rondeur.
Une série d’affiches et sérigraphies tout aussi colorées complètent cette exposition originale où les lettres et les chiffres s’animent et sortent du livre.




Exposition Gérard Macé

La Bibliothèque de Carré d’art propose jusqu’au 3 janvier 2009 une superbe exposition intitulée : « Un miroir le long du chemin Gérard Macé livres d’artistes et photographies », exposition qui nous permet de découvrir les deux facettes du talent de Gérard Macé, tantôt écrivain dialoguant avec l’image, tantôt photographe « des énigmes du monde ».

Dans les vitrines sont présentés de nombreux exemplaires de livres d’artistes où la prose poétique de Gérard Macé accompagne dessins originaux (J.J Ostier « Le singe et le miroir » ) lithographies (Pierre Alechinsky « Choses rapportées du Japon ») , collages , calligraphies, gravures (P Skira « Deux anges de l’oubli »), peintures ou photographies dues à l’auteur lui-même (« La photographie sans appareil », « Ethiopie ») ou signées d’Henri Cartier-Bresson («Physiologie du rêve »),d’Isabel Munoz (« Parade nuptiale »), entre autres.                                                                      

Un choix de photographies illustrent l’autre face de l’œuvre de cet artiste : dix photos du Bénin prises en 2007 et pour lesquelles on peut se remémorer une phrase de leur auteur :

« Photographier, c’est s’entraîner à l’absence mais en laissant des traces »



INFO-DOC À CARRÉ D'ART - NOUVELLES RESSOURCES


Une délégation du bureau de notre association a rencontré le mercredi 21 septembre Mmes Danielle Amblard et Jany Garbouge, responsables du service d'information-documentation de la bibliothèque Carré d'Art. Ce service, encore trop peu utilisé, a été crée dès l'ouverture de l'établissement en 1993 en s'inspirant d'un modèle anglo-saxon.

Il a pour objectif de répondre rapidement à des questions des usagers de la bibliothèque concernant divers sujets et d'abord l'acutalité de Nîmes et du Gard, sous tous ses angles (économie, culture, documents, catastrophes naturelles, etc.. à l'exception toutefois de la vie politique). Au départ, le service constituait des dossiers surtout à partir d'articles de presse. On est passé recemment à une gestion informatisée en rapport avec le service de documentation de la ville qui lui-même opére un recensement de la presse locale et nationale. Dossiers et documents sur écran se complètent donc. L'accès se fait grâce à une cote et un mot-clé (au total 2373). Naturellement l'information vieillissant très rapidement , il est nécessaire de procéder à une élimination périodique, parfois délicate. Pour l'instant, le service est surtout utilisé par des étudiants et des scolaires à la recherche de documentation, mais il pourrait être aussi très utile à des adultes ou professionnels. En outre, ce service recueille une documentation sur les métiers du livre et de la lecture, donne des informations sur des questions de vie courante (problèmes juridiques, logements, etc...) Le Service assure également le prêt inter-bibliothèque et alimente les présentoirs de la bibliothèque. Enfin tout récemment, il a été charger de gérer l'accès à la lecture pour les mal voyants (lecture en gros caractères et lecture vocale), innovation de la bibliothèque.

Au total une grande diversité de missions assurées par un personnel en nombre minimum. L'installation de ce service dans de meilleures conditions au niveau du plateau adulte, la diffusion d'une fiche de présentation du service et une signalisation plus visible lui assureront, on peut l'espérer, un plus vaste rayonnement.


Exposition de la bibliothèque : Mur Foster de Marie Dominique GUIBAL

"Comment ça marche à Nîmes" Marcher, déambuler, Traverser

du 25 juin au 16 août 2008



Exposition "Quand le livre vivait sa première révolution"

du 26 juin au 21 septembre 2008 :  Carré d'art, salle d'exposition de la Bibliothèque, niveau Atrium, du mardi au samedi de 10H à 18H.

Une exposition de qualité exceptionnelle à Carré d’art bibliothèque

La révolution de la communication que nous vivons actuellement via internet et le numérique, redéfinit la place du livre dans notre société. Cette mutation a incité  la bibliothèque Carré d’Art à revenir sur la grande révolution de l’imprimerie  à la fin du XVème siècle qui modifia elle aussi de façon décisive, les conditions de la diffusion du livre .La Bibliothèque présente donc  sa riche collection d’ « incunables », c'est-à-dire  d’ ouvrages imprimés antérieurs en principe à 1500 (ici le terme est poussé un peu plus loin dans le temps).-La structure de l’exposition
Tandis qu’une série de panneaux à caractère pédagogique expose les différentes techniques qui  concourent à la fabrication d’une livre  depuis la fabrication du papier jusqu’à l’impression et la  reliure, une impressionnante série d’ouvrages, souvent en grand format et richement illustrés, de la fin du 15 ème siècle ou du début du 16 ème siècle est présentée aux visiteurs. Ces livres ont été imprimés à Venise (Alde Manuce), Nuremberg, Paris, Lyon. Les ouvrages sont classés par thème, théologie, naturellement bien représentée à l’époque, mais aussi histoire religieuse et séculière, sciences ( botanique, astronomie, médecine- qui occupe une grande place et chirurgie), enfin littérature  avec le remarquable Songe de Poliphile écrit par un dominicain italien Francisco Colonna au XIII ème siècle (« où l’on apprend que toutes choses ne sont que du songe »), considéré comme le plus beau livre imprimé avant 1500.
Ces premiers livres imprimés, aux illustrations parfaitement conservées sont d’une fraîcheur étonnante.



>>> Une collection particulière d’ouvrages
Si l’on considère globalement ces ouvrages quant à leur contenu –ce qui n’est pas l’objet de l’exposition-, on constate qu’ils sont pour la plupart écrits en latin ou en grec, les langues savantes de l’époque, et reproduisent souvent des ?uvres d’auteurs plus anciens  datant de l’antiquité (La Bible, Saint-Jérôme, Saint-Augustin, Flavius Josephe, Galien) ou du Moyen Age (Duns Scot, Jacob de Voragine , Dante), les ouvrages purement scientifiques étant parfois plus récents. Ce n’est pas sans émotion que l’on découvre les premiers livres imprimés en français, comme les Illustrations des Gaules (début XVIème siècle) de Jean Lemaire de Belges (qui inspira Ronsard), ou les Grandes chroniques de France dites de Saint-Denis((1514). On remarquera aussi un ouvrage du premier imprimeur nîmois Mathieu Cordier (1578),livre pédagogique pour exercer les enfants au discours latin.
Naturellement cet ensemble d’ouvrages qui reflète l’état des collections rassemblées à Nîmes  et  qui se concentre sur les productions les plus remarquables sur le plan esthétique, ne prétend pas restituer la diversité des impressions, sans doute beaucoup plus variées du XVème et début  XVIème siècle.

>>> Un document vidéo exceptionnel
Dans l’optique de l’exposition et pour éviter aux visiteurs la frustration de ne voir qu’une ou deux pages de ces ouvrages derrière une vitrine, les services de la mairie et de la bibliothèque ont élaboré un document vidéo interactif d’une qualité exceptionnelle. En cliquant sur des titres qui défilent en orbes sur l’écran, le visiteur peut parcourir un certain nombre de pages des livres exposés,  faire son marché entre l’histoire, la théologie,l’astronomie  ou  la littérature,  s’intéresser particulièrement à tel aspect ( les images des villes de l’Europe (Rome, Prague, Cologne, Constantinople) au XVIè me siècle,les  types de caractères ,de bois gravés etc..etc. dans un parcours libre qui multiplie les découvertes.
Il faut souhaiter que les nîmois  et les visiteurs d’autres régions ou pays prennent le temps de découvrir toutes les richesses de  cette exposition sans commune mesure avec ce qui se fait habituellement.                              
Raymond Huard



Exposition "Grégoire Solotareff"

Du 15 mars et jusqu’au 26 avril 2008, la Bibliothèque municipale a présenté une exposition attractive et très intéressante autour de l’œuvre de Grégoire  Solotareff, auteur et illustrateur de livres pour la jeunesse.
Au début, trois panneaux explicatifs résument sa biographie, explicitent les techniques utilisées et font entrer le visiteur dans ce monde malicieux et coloré où se détachent certains personnages aux couleurs vives, grands aplats de peinture cernés de noir. Des 128 livres écrits par Solotareff, une quinzaine se déploient dans les vitrines avec les personnages récurrents que sont le loup   ( Un jour un Loup… Loulou …), le chat (Un chat est un chat…Sacha…  Histoire d’un chat…), le lapin (Le lapin à roulettes…Mon petit lapin est amoureux…) et bien sûr, le père Noël, l’ogre, les sorcières et une série d’animaux humanisés et détournés pour mieux faire rire les enfants. Une vitrine est consacrée aux décors des films « U » et »Loulou et autres loups », tandis qu’au milieu de la salle se trouve un espace très ludique où les livres-armoires regroupant les ouvrages autour des thèmes du père Noël et des sorcières, voisinent avec une série de puzzles (images tirées de l’?uvre de l’auteur) et avec une « armoire-video » qui présente les travaux de 60 classes de Nîmes et du Gard, inspirés par l’univers de Grégoire Solotareff.
Illustrations, croquis, affiches, sérigraphies sont un régal pour les yeux ; on regrette de ne pouvoir entrer dans ces histoires où se rencontrent des animaux avec leurs différences, autour des thèmes préférés de l’auteur que sont l’amitié, la quête d’identité, l’exclusion, la  solitude et même le handicap gentiment surmonté.



Une rencontre fructueuse avec Mme E.Bret, responsable de la section patrimoine à Carré d'Art.

Le 10 janvier 2007, quelques membres du bureau de notre association ont été reçus à notre demande par Mme Evelyne Bret, responsable de la section patrimoine à Carré d'Art. Cette rencontre a donné lieu pendant plus d'une heure à une discussion extrêmement fructueuse au cours de laquelle les thèmes suivants ont été abordés :

///// Comment définir l'aspect patrimonial d'une bibliothèque comme Carré et dans quelle optique s'opère le travail des conservateurs de cette section ?

Mme Bret a rappelé que la bibliothèque Carré d'Art est une bibliothèque municipale « classée » (il y en a cinquante quatre en France) parce qu'elle à la garde - au nom de l'Etat qui en est le propriétaire en droit - de fonds rares et précieux issus des confiscations révolutionnaires entre autres ceux de l'Académie de Nîmes. Elle a constitué également depuis de nombreuses années un fonds patrimonial consacré à la ville de Nîmes et ses environs qui comprend aussi la « littérature grise » (documents polycopiés contemporains). A celui-ci se sont ajoutés au XIXème et au XX ème siècles, des donations qui ont constitué des fonds particuliers (fonds Liotard, fonds Pellet, un fonds photographique) Enfin depuis le début des années 1980, elle met en place un fonds de bibliographie contemporaine en matière de livres d'artistes consacré surtout à la production des éditeurs du Languedoc -Roussillon. En outre la bibliothèque a reçu en dépôt par convention avec les intéressés, le fonds ancien du Consistoire de l'Eglise réformée de Nîmes (1993) et plus récemment (2000-2001), celui de la synagogue de Nîmes (700 documents)

La bibliothèque a pour charge non seulement d'accueillir les chercheurs et le public érudit qui souhaitent consulter ces fonds, mais de les faire connaître par des expositions portant soit sur le fonds ancien (comme le fonds Liotard ou actuellement le fonds Pellet ) soit sur celui des livres d'artiste ( expositions Clauzel, Slacik, Pouperon etc.. ).

///// Quelles sont dans ce domaine, les tâches à assurer, et les exigences ?

Le service fonctionne avec un personnel en nombre limité : (7 personnes sur 6 postes et demi, qui ont chacune leur spécialité : catalogage (2 personnes), gestion des acquisitions,, gestion matérielle des collections, gestion administrative, médiation auprès du public (scolaires ou groupes de visiteurs). La salle de consultation du patrimoine, déjà anormalement exiguë, sert aussi de bureau pour le personnel. La bibliothèque ne dispose pas d'un atelier de reliure ou de restauration spécifiques (ces tâches délicates s'opérant au plan national). L'informatisation du fonds ancien (40 000 documents) n'est pas achevée et l'on est obligé de recourir aux catalogues imprimés du XIXème dont les données sont parfois incomplètes ou erronées. Une campagne de numérisation des journaux anciens engagée au plan régional, pourra porter des effets en 2008 ou 9, et un projet de numérisation existe pour les manuscrits enluminés et hébraïques.Si l'on note un regain d'intérêt pour le fonds patrimonial des bibliothèques (par rapport aux années 1970,où l'accent était mis surtout sur la diffusion de la culture de masse), les crédits d'acquisition (investissements) ou pour la restauration de documents sont faibles (23 000 euros plus 5000 pour la restauration ).Il est difficile d'avoir du personnel spécialisé dans la gestion du patrimoine. Enfin les coopérations avec d'autres bibliothèques sauf dans le cas d'intiatives ponctuelles sont limitées







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