Festival de la Biographie

 

Compte-rendu de la rencontre avec Madame Evelyne Bret

 

Une rencontre fructueuse avec Mme E.Bret,  responsable de la section patrimoine à Carré d'Art.

Le 10 janvier 2007, quelques membres du bureau de notre association ont été reçus à notre demande par Mme Evelyne Bret, responsable de la section patrimoine à Carré d'Art. Cette rencontre a donné lieu pendant plus d'une heure à une discussion extrêmement fructueuse au cours de laquelle les thèmes suivants ont été abordés :

•  comment définir l'aspect patrimonial d'une bibliothèque comme Carré et dans quelle optique s'opère le travail des conservateurs de cette section ?

Mme Bret a rappelé que la bibliothèque Carré d'Art est une bibliothèque municipale « classée » (il y en a cinquante quatre en France) parce qu'elle à la garde - au nom de l'Etat qui en est le propriétaire en droit - de fonds rares et précieux issus des confiscations révolutionnaires entre autres ceux de l'Académie de Nîmes. Elle a constitué également depuis de nombreuses années   un fonds patrimonial consacré à la ville de Nîmes et ses environs qui comprend aussi la « littérature grise » (documents polycopiés contemporains). A celui-ci se sont ajoutés au XIXème et au XX ème siècles, des donations qui ont constitué des fonds particuliers (fonds Liotard, fonds Pellet, un fonds photographique) Enfin depuis le début des années 1980, elle met en place un fonds de bibliographie contemporaine en matière de livres d'artistes consacré surtout à la production des éditeurs du Languedoc -Roussillon. En outre la bibliothèque a reçu en dépôt par convention avec les intéressés, le fonds ancien du Consistoire de l'Eglise réformée de Nîmes (1993) et plus récemment (2000-2001), celui de la synagogue de Nîmes (700 documents)

La bibliothèque a pour charge non seulement d'accueillir les chercheurs et le public érudit qui souhaitent consulter ces fonds, mais de les faire connaître par des expositions portant soit sur le fonds ancien (comme le fonds Liotard ou actuellement le fonds Pellet ) soit sur celui des livres d'artiste ( expositions Clauzel, Slacik, Pouperon etc.. ).

•  Quelles sont   dans ce domaine, les tâches à assurer, et les exigences ?

Le service fonctionne avec un personnel en nombre limité : (7 personnes sur 6 postes et demi, qui ont chacune leur spécialité : catalogage (2 personnes), gestion des acquisitions,, gestion matérielle des collections, gestion administrative, médiation auprès du public (scolaires ou groupes de visiteurs). La salle de consultation du patrimoine, déjà anormalement exiguë, sert aussi de bureau pour le personnel. La bibliothèque ne dispose pas d'un atelier de reliure ou de restauration spécifiques (ces tâches délicates s'opérant au plan national). L'informatisation du fonds ancien (40 000 documents) n'est pas achevée et l'on est obligé de recourir aux catalogues imprimés du XIXème dont les données sont parfois incomplètes ou erronées. Une campagne de numérisation des journaux anciens engagée au plan régional, pourra porter des effets en 2008 ou 9, et un projet de numérisation existe pour les manuscrits enluminés et hébraïques.Si l'on note un regain d'intérêt pour le fonds patrimonial des bibliothèques (par rapport aux années 1970,où l'accent était mis surtout sur la diffusion de la culture de masse), les crédits d'acquisition   (investissements) ou pour la restauration de documents sont faibles (23 000 euros plus 5000 pour la restauration ).Il est difficile d'avoir du personnel spécialisé dans la gestion du patrimoine. Enfin les coopérations avec d'autres bibliothèques sauf dans le cas d'intiatives ponctuelles sont limitées.

Cet entretien très instructif a aussi montré les progrès à accomplir dans ce domaine .

 

 

> Calendrier > Archives

> En cours > A venir > Retropectives > Nos attentes

>Objet >Adhérer > Bureau

> Présentation > Nos coups de cœur > Expression des besoins

> On en parle... > Réagir

> Programme > Dossiers > Vos suggestions