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UNE RENCONTRE AVEC LA POETESSE SYLVIE LOIZEAU
Le mardi 21 avril 2009, l’Association des Usagers de Carré d’Art a reçu la poétesse Sophie Loizeau avec le concours de l’Association des Amis du diable Vauvert, association qu’a d’abord présentée rapidement Jacques Olivier Liby.

Sophie Loizeau est une jeune poétesse qui écrit depuis une dizaines d’années, et a publié des poèmes d’abord dans des revues comme Le Polygraphe ou le Passage à l’acte, puis des recueils. Citons entre autres, Le corps saisonnier, La Nue bête (prix Georges Perros 2006), Bergamonstres (2008), La femme lit (2009). Elle exerce actuellement la profession de psychologue scolaire.

Sophie Loizeau aime écrire dans une extrême solitude et recherche pour cela des maisons isolées dans la nature, nature qui l’inspire et l’angoisse tout à la fois. Nombreux sont les auteurs qui l’ont marquée, ceux du XIXème siècle d’abord, Huysmans, Nerval, Hoffmann et les romantiques allemands mais aussi de façon plus contemporaine Gracq, Quignard, Bergounioux ,P.J.Jouve et surtout H. Bosco. Sa poétique est centrée à la fois sur une écriture de la nature et sur une approche de la sexualité qui exprime le plaisir d’éprouver, de jouir de ce qui se passe, sans craindre une certaine crudité d’expression, mais à l’écart de toute pornographie. Elle dit ne rien inventer, mais plutôt exprimer son être. Elle considère que la poésie exprime la psychè humaine tout autant que le roman.
Sophie Loizeau a lu ensuite des poèmes de son dernier recueil, La femme lit (Flammarion 2009). Elle prépare un nouveau recueil dont la figure principale sera la déesse Diane, personnage double, figure à la fois proie et prédatrice.

Une soirée originale et sympathique, nouvelle dans l’activité des Usagers de Carré d’Art.

Grâce toujours à l’Association des Avocats du Diable, nous avons été invités le lundi 4 mai à rejoindre les collégiens de la Révolution pour un Goûter Lecture avec Simon Shakhine Nir A la suite de Sophie Loizeau, jeune maman accompagnée de son bébé c’est un invité d’une autre génération, accompagné de son épouse, peintre d’origine hongroise, qui était accueilli au CDI du collège de la Révolution, preuve qu’il n’y a pas d’âge pour être résident à La Laune.

Après une présentation bien préparée par trois élèves, l’écrivain a parlé de sa vie en France, de ses années caché sur les bords de la Loire, puis de son départ pour Israël dès la fin des années 1940 ; il fait durant quelques années l’expérience du kibboutz et réside maintenant à Tel Aviv. Il participe à des magazines français où il donne son point de vue sur les questions qui le passionnent. Il a peu publié directement en français mais toujours des textes sensibles. Il est également président de l’Association des Auteurs francophones israéliens.

L’écrivain lit ensuite des petits textes plein d’humour, répond avec beaucoup de simplicité et de franchise aux questions des jeunes auditeurs très intéressés par son travail.

Le nom de la rencontre n’était pas galvaudé : nous avons eu droit à un vrai goûter préparé et servi avec beaucoup d’attention par les collégiens eux-mêmes.